Vaches sans lait car stressées, faune décimée par les flammes. Les animaux paient un lourd tribut face aux incendies dans le Var

Vaches sans lait et faune décimée : les animaux souffrent des incendies dans le Var

Dans le Var, les incendies à répétition ont un impact considérable sur les animaux de la ferme, mais aussi sur la biodiversité. Pas de chiffre pour l’instant, mais un bilan qui à terme pourrait être très important.

« Heureusement que les pompiers ont fait un travail remarquable en faisant en sorte de sauver la ferme, l’exploitation agricole et la maison familiale. Mais depuis que tous les animaux sont revenus, la moitié du troupeau de vaches ne produit plus de lait à cause du stress engendré par le feu et l’évacuation. » Ce message figure sur la cagnotte lancée pour soutenir la Ferme du Bessillon, située à Cotignac, où l’incendie sévit depuis près de 15 jours. Plus de 5 000 euros ont déjà été réunis.

Depuis quatre ans, Stéphanie et son mari Julien gèrent un cheptel de chèvres, de vaches et de porcs, transformant le lait en divers produits laitiers. Toutefois, après une évacuation le 21 juillet, les animaux ont subi un traumatisme qui a interrompu la lactation de certaines vaches. Sur les neuf vaches du cheptel, quatre sont concernées.

Le département du Var, touché par des flammes depuis le 20 juillet, a vu la chambre d’agriculture mettre en place une cellule de crise. Elle a recensé les dispositifs d’aides pour soutenir financièrement les agriculteurs. Sur une cinquantaine de dossiers, seule une poignée d’éleveurs a signalé un stress chez leurs animaux.

La crainte demeure concernant le pâturage après les incendies. Les terres calcinées pourraient empêcher les bovins, ovins et caprins de paître. En réponse, la ferme du Pigeonnier à Fréjus a libéré un enclos de 12 000 mètres carrés pour accueillir des animaux en difficulté.

La faune sauvage est également touchée. Certains animaux parviennent à fuir les flammes, mais les jeunes, fragilisés ou blessés, se retrouvent en difficulté. Les tortues d’Hermann, espèces méditerranéennes protégées, ainsi que d’autres espèces fauniques, subissent des pertes significatives. Amine Flitti, directeur de la LPO Paca, souligne que « après les incendies, on ne trouve jamais de cadavres de mammifères, ce qui rend difficile le bilan des pertes. »

Les conséquences des incendies sont désastreuses, et la Ligue de protection des oiseaux rappelle l’importance de savoir comment aider les animaux sauvages blessés. La priorité est d’aider ces animaux à réinvestir leur habitat en prévoyant des points d’eau.

Source : France 3 Côte d’Azur

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *