Comment les enquêteurs procèdent-ils pour retrouver les auteurs des incendies ?
Dans sept cas sur dix, les incendies se révèlent, au cours des enquêtes, d’origine criminelle. Vendredi dernier, 308 personnes ont été interpellées sur l’ensemble du territoire français dans le cadre d’enquêtes ouvertes sur des départs de feux, un chiffre en constante augmentation.
Christophe Peigne, commandant de gendarmerie de la Brigade territoriale de proximité de Collobrières, dans le Var, explique que les enquêtes commencent souvent avant même que le feu ne soit entièrement éteint. « Nous tentons de déterminer le lieu de départ du feu. Nous avons appris à lire le passage du feu dans l’environnement », précise-t-il.
Les équipes d’enquête, composées de gendarmes, de sapeurs-pompiers et de forestiers de l’Office national des forêts, marquent le passage du feu pour remonter vers son origine. « Une fois sur la zone de départ, nous agissons comme si c’était une scène de crime, en recherchant tous les éléments et indices permettant d’établir la cause du feu », ajoute Peigne.
Les enquêteurs peuvent parfois trouver des preuves, comme des vestiges de systèmes de mise à feu ou des traces de produits inflammables. « Nous utilisons des appareils détecteurs d’hydrocarbures qui nous permettent de faire des prélèvements, envoyés ensuite à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie pour identifier le produit utilisé », explique-t-il.
Pour remonter jusqu’à un suspect, l’enquête se déroule comme une enquête criminelle classique. « Nous réalisons des enquêtes de voisinage, exploitons la téléphonie, analysons des vidéos de surveillance, et parfois utilisons des drones », précise le commandant.
Malgré une météo plus clémente, la situation reste préoccupante. Neuf départements continuent d’être classés à risque « élevé » de feux de forêts.
Source : Franceinfo


