Incendie mortel à Nice : interpellation d’un homme suspecté d’avoir servi d’intermédiaire, le commanditaire présumé toujours en fuite
Un homme a été interpellé début juillet dans le cadre de l’enquête sur l’incendie criminel des Moulins à Nice, survenu le 18 juillet 2024, qui a coûté la vie à sept personnes, dont trois enfants. Selon un communiqué du parquet daté du 17 juillet, cet individu, né en 2001, est suspecté d’avoir joué un rôle d’intermédiaire dans la préparation de l’incendie, notamment en repérant le lieu des faits. Bien qu’il ait reconnu une implication relative, il a expliqué celle-ci par des menaces reçues.
Le suspect a été mis en examen pour destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort, destruction par incendie en bande organisée et association de malfaiteurs. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises, y compris pour des violences avec arme, et a été mis en examen dans une autre affaire de vol en bande organisée.
Au total, six personnes sont actuellement en détention provisoire dans cette affaire, pour laquelle l’information judiciaire pourrait être close dans les mois à venir, selon le procureur. Parmi les victimes de l’incendie figuraient trois enfants âgés de cinq, sept et dix ans, un adolescent de 17 ans, ainsi que deux femmes de 22 et 46 ans. Un homme de 45 ans a également trouvé la mort en sautant par la fenêtre. Toutes les victimes étaient membres d’une famille comorienne, étrangère au trafic.
Les enquêteurs, grâce à des investigations approfondies, ont rapidement identifié les incendiaires présumés, âgés de 17 à 21 ans. Deux d’entre eux ont été interpellés, ainsi que trois personnes impliquées dans l’organisation de l’incendie. Cependant, un incendiaire présumé a été retrouvé en Algérie et n’a pas été extradé en raison de sa nationalité. De même, le commanditaire présumé, âgé de 28 ans et né au Sénégal, a été arrêté à l’aéroport international de Bissau en décembre 2024, mais n’a pas pu être extradé vers la France. Ces deux hommes sont désormais considérés comme en fuite et font l’objet de mandats d’arrêt internationaux.
Source : BFM TV
