Incendie meurtrier des Moulins à Nice : un des organisateurs présumé déféré devant un juge d’instruction
Yassine K., 26 ans, est suspecté d’être le principal organisateur du commando armé ayant mis le feu à un immeuble résidentiel rue de la Santoline dans le quartier des Moulins à Nice, en 2024. Déjà incarcéré au moment de l’incendie, il aurait orchestré l’attaque à distance depuis sa cellule.
Un des organisateurs présumés de l’incendie criminel a été placé en garde à vue puis déféré devant un juge ce jeudi 13 juillet 2026, comme l’indique Damien Martinelli, procureur de Nice. Son maintien en détention provisoire a été requis. L’incendie, survenu dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, a causé la mort de sept personnes.
Au cours de sa garde à vue de 48 heures, Yassine K. a été interrogé pour des chefs de destruction de bien d’autrui par un moyen dangereux ayant entraîné la mort, ainsi que pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, des faits passibles de 10 ans d’emprisonnement.
Les enquêteurs soupçonnent Yassine K. d’avoir été missionné par un commanditaire pour organiser l’attaque criminelle, recrutant trois hommes pour déclencher des feux aux 1er, 2e et 3e étages de l’immeuble. Les flammes se sont propagées jusqu’au 7ème étage, tuant une famille de sept personnes, dont trois enfants. Seuls trois frères ont survécu. Bien qu’il reconnaisse avoir été en contact avec plusieurs des mis en cause, Yassine K. conteste avoir joué un rôle dans l’organisation des faits.
Les investigations ont rapidement privilégié la piste d’un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants, bien que les victimes n’aient aucun lien avec ce milieu. Six autres personnes sont actuellement en détention provisoire en attente de la fin de l’enquête, qui pourrait être close dans les mois à venir.
Les forces de l’ordre ont identifié les trois incendiaires présumés, âgés de 17 à 21 ans. Deux d’entre eux ont été interpellés, ainsi que trois personnes impliquées dans l’organisation de l’incendie. Le troisième incendiaire, retrouvé en Algérie, n’a pas pu être extradé, tout comme le commanditaire présumé, qui vit toujours à l’étranger. Ces deux hommes sont actuellement considérés comme en fuite et font l’objet de mandats d’arrêt internationaux.
Avec AFP.


