Incendie dans les Pyrénées-Atlantiques : 125 hectares de surface brûlée en vallée d’Aspe
Un incendie de végétation touche depuis mercredi les hauteurs de la vallée d’Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques, avec une surface brûlée désormais estimée à 125 hectares, contre 105 hectares samedi. La préfecture évoque une situation « plutôt stable » au dimanche soir.
Le foyer est localisé dans le secteur du Pas d’Ourtasse, entre les communes d’Etsaut et de Cette-Eygun, dans une zone de crêtes autour du pic d’Aygarry, à 2.099 mètres d’altitude. Cette région est habituellement fréquentée par des bergers et des randonneurs, et se caractérise par une végétation de lande et de fougères.
La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a indiqué que « la situation générale est plutôt stable », bien que des températures supérieures à 30 °C aient été enregistrées. Les conditions météorologiques demeurent défavorables avec des points chauds persistants, et des inquiétudes subsistent concernant des reprises de feu en zone de crête, qualifiée de « particulièrement escarpée et très dangereuse ».
Les surfaces brûlées ont été évaluées à 77 hectares samedi après-midi, 105 hectares samedi soir, et 120 hectares dimanche après-midi. Environ vingt sapeurs-pompiers sont déployés au sol sur des points stratégiques pour surveiller et protéger le secteur. Des moyens aériens ont également été mobilisés, incluant un hélicoptère lourd australien Chinook ayant effectué au moins 15 largages, ainsi qu’un hélicoptère Ecureuil réalisant 40 largages ciblés. Des avions Dash ont également effectué deux largages de produits retardants.
Pour asr la sécurité des opérations, la préfecture a interdit le survol de la zone par des aéronefs et drones civils, y compris pour des prises de vue. Les sapeurs-pompiers ont choisi de creuser des layons pour retirer la végétation et stopper l’avancée du feu, qui n’a pas progressé pendant la nuit de samedi à dimanche.
Pour le lundi, les autorités ont prévu de continuer l’utilisation de l’hélicoptère Chinook pour sécuriser les zones à risque et traiter les secteurs difficiles d’accès.
Source : 20 Minutes
