Drones, hélicoptères, coupes tactiques : comment les pompiers combattent l'incendie inédit qui génère des

Drones, hélicoptères, coupes tactiques : comment les pompiers combattent l’incendie inédit qui génère des « orages de feu » en Gironde ?

Depuis cinq jours, 2 500 pompiers font face à un feu imprévisible en Gironde, qui peut s’auto-alimenter et génère des orages de feu, des nuages générant leurs propres braises. Une lutte acharnée, qui nécessite une adaptation constante et des moyens extraordinaires.

Le contrôleur général et directeur du SDIS33, Marc Vermeulen, a déclaré que cet incendie, qui a déjà brûlé 42 000 hectares, a engendré des phénomènes météorologiques extrêmes. En effet, deux pyrocumulonimbus, ou « orages de feu », se sont formés, des événements sans précédent en France. Le premier a été détecté le 24 juillet, suivi d’un second le 25 juillet, malgré une baisse des températures.

Vermeulen a souligné que ces nuages massifs, se développant de jour comme de nuit, ont provoqué des éclairs, entraînant de nouveaux départs de feu. « Vous n’arrêtez pas un ouragan, mais vous protégez la ville et les installations », a-t-il affirmé, précisant que la priorité reste de sauvegarder des vies humaines et de protéger les sites à risque.

Pour lutter contre cet incendie, les pompiers ont mis en place une stratégie en triangle. Des moyens aériens, tels que l’avion militaire A400M, larguent du retardant, tandis que des équipes au sol, renforcées par des agriculteurs, interviennent également. Les hélicoptères sont utilisés pour soutenir les actions au sol, permettant une coordination efficace.

Les pompiers appliquent des coupes tactiques pour limiter la végétation, principale source de combustible. Marc Vermeulen a noté que les conditions de visibilité sont difficiles en raison de la fumée épaisse, ce qui complique l’évaluation de l’intensité et de la localisation des feux.

Pour renforcer leurs efforts, la préfète de la Gironde a sollicité un drone Reaper auprès du ministère des Armées. Cet appareil fournira des images en temps réel de l’intensité et de la progression du feu, permettant une meilleure gestion des interventions.

Alors que les pompiers s’apprêtent à affronter leur cinquième nuit de lutte, la probabilité d’un retour d’un pyrocumulus reste faible, mais présente. Chaque heure qui passe permet de travailler sur les lisières et de refroidir les points chauds.

Source : France 3 Régions

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