Incendie en Gironde : Comment les pompiers ont-ils choisi les zones à protéger ?
En Gironde, l’incendie qui a ravagé plus de 40 000 hectares est considéré comme « fixé » depuis le 1er août. Bien que la vigilance reste de mise, cette situation a suscité des interrogations, notamment sur la protection accordée à certaines zones, comme le Cap Ferret, par rapport à d’autres communes touchées par les flammes.
Des allégations circulent sur les réseaux sociaux, affirmant que le Cap Ferret a été priorisé dans les efforts de lutte contre le feu. Des habitants du Porge, où 183 maisons ont été détruites, se disent « abandonnés » et estiment que les moyens pour lutter contre l’incendie ont fait défaut. Un collectif d’habitants envisage même de porter plainte pour obtenir des éclaircissements sur la gestion de cette crise.
La préfète de Gironde, Sophie Brocas, a déclaré lors d’un point presse que la priorité est de préserver les vies humaines. Cette position a été corroborée par Marc Vermeulen, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Gironde, qui a précisé que la protection des vies humaines était la priorité numéro un, suivie de la protection des biens menacés par le feu.
Vermeulen a également démenti les rumeurs selon lesquelles des personnalités auraient influencé les décisions de priorisation. Il a affirmé n’avoir reçu aucune pression de la part d’autorités ou d’élus pour orienter les efforts de lutte contre l’incendie.
Le redéploiement des pompiers vers le Cap Ferret a été justifié par une évolution rapide du feu, nécessitant une réponse immédiate pour protéger les habitations. Les mouvements de renforts ont principalement consisté en des équipes médicales et des soutiens logistiques, sans détournement des moyens de lutte contre le feu.
Un document préfectoral, le RETEX, devrait fournir une analyse détaillée de la gestion de cette crise, bien que la préfecture n’ait pas encore communiqué de date pour sa publication.
Sources : 20 Minutes, Sud-Ouest.



