Il faut sauver tout ce qui est sauvable : le vertige d’un été noir pour le tourisme en Gironde
Dans le ciel girondin, l’air commence à s’éclaircir. À la fin de cette semaine, des dizaines de milliers de personnes ont pu regagner leurs logements ou leurs tentes. Alors que la terre calcinée refroidit, une onde de choc économique se propage dans le département. Ce secteur crucial pour l’économie locale, représentant 3,8 milliards d’euros de retombées, 7 % du PIB départemental et près de 50 000 emplois, voit la période la plus lucrative de l’année brutalement interrompue.
L’illusion d’un été plein n’aura duré que quelques jours. Au plus fort de la lutte contre les incendies, les hôtels de la métropole bordelaise affichaient un taux d’occupation apparemment spectaculaire de 94 %, selon le cabinet d’études MKG Consulting. Cependant, cette embellie est trompeuse, reposant sur une situation d’urgence plutôt que sur une réelle demande touristique.
Les conséquences de cette crise sont déjà palpables. Les acteurs du tourisme, à Lège-Cap-Ferret et dans d’autres zones touchées, s’apprêtent à débuter un mois d’août avec une grande anxiété, dans l’attente d’un retour espéré des visiteurs. La résilience du secteur sera mise à l’épreuve face à un été marqué par la catastrophe et ses répercussions économiques.
Source : AFP


