Incendie en Gironde : « Un sentiment de très grande insécurité. »
La préfecture de la Gironde a ordonné, tôt ce vendredi matin, de nouvelles évacuations sur la presqu’île du Cap-Ferret. Habitants et vacanciers doivent fuir alors que les flammes ont déjà ravagé près de 5 000 hectares de végétation.
À l’aube, la préfecture a lancé une alerte FR-Alert sur les téléphones portables des résidents et des touristes présents dans la zone. « L’évolution du sinistre impose l’évacuation sans délai des premiers villages de la presqu’île du Cap-Ferret », a précisé la préfecture, soulignant que le feu avait franchi la ligne d’appui mise en place par les sapeurs-pompiers. En conséquence, une trentaine de maisons ont été détruites, et un pompier a été blessé, probablement à cause de l’explosion d’une bouteille de gaz.
Pour fuir, les évacués doivent emprunter la RD106 en direction de Bordeaux, la seule route permettant de quitter le Cap-Ferret. Jean, un habitant de 54 ans, a témoigné de l’urgence de la situation : « C’est une catastrophe, c’est horrible », a-t-il déclaré, inquiet pour sa maison et ses animaux.
Les personnes évacuées sont invitées à se rendre au Parc des expositions de Bordeaux, situé à environ 40 kilomètres. Ce hall a été aménagé pour accueillir jusqu’à 1 000 personnes, avec des lits de camp installés pour les sinistrés. Danielle, une octogénaire évacuée avec son petit-fils, a partagé son expérience : « On a dû suivre une longue file de voitures par la seule route qu’on avait le droit d’emprunter. On avait un sentiment de très grande insécurité ».
Les bénévoles de la Réserve citoyenne et la Croix-Rouge sont mobilisés pour aider les sinistrés, en déployant des douches mobiles et en organisant des repas. Ce drame soulève des inquiétudes quant à la perte potentielle de biens pour de nombreuses personnes touchées par l’incendie.
Source : La Dépêche