Incendie meurtrier en Espagne : une Française et 11 autres étrangers figurent parmi les victimes
Le ministère des Affaires étrangères français a annoncé, samedi soir, qu’une ressortissante en vacances en Andalousie était portée disparue après avoir fui la zone en voiture lorsque le feu s’est déclaré.
Douze étrangers figurent parmi les victimes de l’incendie en Andalousie qui a fait au moins 13 morts, ont annoncé mardi 14 juillet les autorités espagnoles après avoir terminé les autopsies. Parmi les victimes, on compte sept Britanniques, trois Belges, une Française et une Américaine. Un Espagnol est également décédé.
L’entité publique en charge de l’identification des corps (CID) a précisé que 12 signalements avaient été faits pour les personnes dont les dépouilles ont été retrouvées sur les lieux du drame. La treizième victime est décédée quelques jours plus tard à l’hôpital. Selon le CID, « les treize personnes décédées sont huit femmes et cinq hommes, tous majeurs ».
Des battues effectuées dans les jours suivant l’incendie n’ont pas permis de retrouver d’éventuelles autres victimes à ce stade, bien que les autorités n’écartent pas totalement l’éventualité d’une augmentation du bilan. Cet incendie, l’un des plus meurtriers de l’histoire récente de l’Espagne, a été provoqué par la chute d’un câble électrique le long d’une route. Le feu a été particulièrement rapide, encouragé par une vague de chaleur touchant le pays, ravageant 7 000 hectares dans un massif boisé proche de la Méditerranée, avançant à un rythme d’environ 100 mètres par minute.
Le ministère français avait indiqué qu’une ressortissante figurait « parmi les personnes disparues », précisant que son « identification était en cours par les autorités espagnoles ». Stéphanie Navarro, une enseignante dans le Vaucluse, venait d’arriver avec son mari dans leur maison de vacances. Elle avait fui la zone en voiture au moment du départ de feu, et son mari, Jérôme, était sans nouvelles d’elle depuis.
Jérôme Navarro a exprimé son regret de ne pas avoir été averti de l’ordre d’évacuation, déclarant que les autorités auraient dû organiser une communication plus efficace pour prévenir les résidents du danger. « Ce manque d’informations a coûté la vie à beaucoup trop de personnes », a-t-il ajouté.
Source : franceinfo.
