Il faut que les responsables assument : le mari d’une Française prise au piège dans l’incendie en Espagne témoigne
La Française portée disparue après l’incendie qui a fait au moins 13 morts dans le sud de l’Espagne est une enseignante originaire de Sorgues (Vaucluse), mère de deux filles. Son mari dénonce le manque d’anticipation des autorités espagnoles.
Chaque jour qui passe réduit l’espoir de retrouver Stéphanie Navarro saine et sauve. Cette mère de famille, habitante de Vacqueyras (Vaucluse), a vraisemblablement péri dans sa voiture alors qu’elle tentait de fuir ce jeudi 9 juillet 2026. C’est en tout cas l’intime conviction de son mari, Jérôme. « L’espoir est faible, il diminue de jour en jour, on attend juste des réponses des autorités », a-t-il confié à Franceinfo.
Le couple venait d’arriver dans sa maison de famille, à Bédar, dans la province d’Alméria, en Andalousie (Espagne). Le temps des vacances pour cette professeure de mathématiques au collège privé Marie Rivier, à Sorgues (Vaucluse). Mais c’était sans compter l’enfer des flammes qui se sont propagées à une vitesse terrifiante. Au moins 12 personnes ont perdu la vie, mais on est encore sans nouvelles d’une vingtaine d’autres. Cet incendie est déjà le plus meurtrier du pays depuis 1984, causé par la chute d’un câble électrique, ayant ravagé 7 000 hectares.
L’époux de Stéphanie, qui a dû se jeter dans un ravin pour échapper au brasier, a dénoncé la gestion de cette catastrophe par les autorités espagnoles. « Contrairement à ce que l’on entend sur les télés espagnoles qui disent que tout a été fait et que les gens ont tardé à évacuer, ce n’est pas le cas », a-t-il affirmé à Franceinfo. « Personne ne nous a prévenus. Les autorités connaissaient la force du vent, la vitesse de propagation du feu, les directions. On habitait sur une crête de colline, on était les premiers exposés. »
Jérôme Navarro a ajouté que les autorités auraient dû organiser des passages, du porte-à-porte, communiquer avec un mégaphone pour demander l’évacuation, mais rien n’a été fait. « On a été laissés comme ça, seuls, à agir de notre côté, livrés à nous-mêmes et pris au piège. »
Il précise : « Ce que j’attends désormais, c’est que les responsabilités soient définies et que les responsables assument. Si je témoigne, c’est pour faire passer ce manque d’informations qui a coûté la vie de beaucoup trop de personnes et que ça serve d’exemple pour que ce drame ne se reproduise plus. Il ne faut pas laisser les gens comme ça, tout seuls. »
D’après Le Parisien, six victimes ont été identifiées, dont une Française. Selon La Provence, il s’agirait de Stéphanie Navarro.
Source : Franceinfo, Le Parisien, La Provence