Incendie en Champagne : les vendanges sauvées grâce à un élan de solidarité local

Champagne : malgré un incendie ravageur, les vendanges de ce viticulteur sont sauvées grâce à un vaste élan de solidarité

Malgré un incendie ravageur, les vendanges de Cédric Moussé sont sauvées grâce à la solidarité

Le 26 juillet dernier, un incendie a détruit l’outil de travail de Cédric Moussé, viticulteur à Cuisles (Marne). Un mois plus tard, il a pu réaliser ses vendanges grâce à un élan de solidarité sans précédent.

En cette fin août, les vendanges se déroulent au domaine Moussé à Cuisles. Cependant, le 26 juillet, un panneau photovoltaïque défaillant a provoqué un incendie, emportant la toiture de l’exploitation. La température a atteint 1200 degrés, entraînant des pertes considérables, notamment deux tiers du stock.

Laurence Deplaine, la maire de Cuisles, témoigne : « J’ai une image très forte qui me reste. Ce sont des flammes très orange dans les deux fenêtres rondes derrière moi. C’est une image qui me restera toujours, parce qu’on savait qu’il y avait les pressoirs là. » Ce bâtiment, construit par le père de Cédric, a une grande valeur sentimentale pour la communauté.

Dès le jour de l’incendie, une chaîne de solidarité s’est instaurée. Cédric Moussé raconte : « Des agriculteurs sont arrivés avec des citernes pendant l’incendie. Le soir même, j’ai reçu plus de mille messages de soutien. » Des amis, des proches et des anonymes ont offert leur aide pour permettre la réalisation des vendanges.

Porté par cet élan, Cédric Moussé reste optimiste, d’autant plus que le millésime de cette année s’annonce prometteur. « La qualité est exceptionnelle. Pour faire un grand champagne, il faut des grands raisins. Donc on en prend soin », précise-t-il.

Tout au long des dix jours de vendanges, 40 cueilleurs travaillent sur les grappes. Le viticulteur espère produire mille hectolitres à partir de sa récolte, même s’il ne pourra pas vinifier sur place. « À la place d’avoir un pressoir ici, on a deux camions frigorifiques devant le bâtiment. On va presr et vinifier chez un ami à Ambonnay dans la montagne de Reims », explique-t-il.

Cédric Moussé est conscient qu’il faudra du temps pour se relever, mais il espère commencer à reconstituer son stock d’ici la mi-novembre.

Source : France 3 Régions

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