« En 58 ans, je n’ai jamais mis le feu à rien » : malgré ses dénégations, l’incendiaire du quartier Caucade à Nice jugé et condamné

En 58 ans, je n’ai jamais mis le feu à rien : Thierry Drogat condamné pour des incendies à Nice

Thierry Drogat, un homme de 58 ans, a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice après avoir nié être l’incendiaire du quartier Caucade. Lors de son dernier témoignage, il a affirmé : « En 58 ans, je n’ai jamais brûlé quelque chose. »

Le premier incident s’est produit le 23 juin, lorsqu’une voiture a pris feu près de la place Flo Bravi. L’incendie s’est rapidement propagé à sept autres véhicules, nécessitant une intervention importante des secours. Un second incendie a éclaté le 16 juillet, peu avant 22 heures, au même endroit. Cette fois, un passant a alerté les secours via une borne d’appel d’urgence, signalant que l’auteur était toujours présent. Les policiers municipaux ont trouvé Drogat en train d’observer les pompiers.

Interpellé, le quinquagénaire, visiblement alcoolisé, avait sur lui plusieurs journaux dissimulés dans son pantalon ainsi que deux briquets. Les vidéosurveillance de la Ville de Nice montrent un homme ressemblant à Drogat lançant un objet dans un véhicule avant qu’il ne prenne feu.

Les enquêteurs ont rapidement établi un lien entre ces deux incidents. Les images de surveillance montrent Drogat, crâne dégarni et vêtu d’un t-shirt jaune fluo, s’approchant des voitures avant qu’elles ne s’enflamment.

Une expertise psychiatrique a révélé l’absence de pathologie mentale, mais a noté un trouble de l’humeur non décompensé et une addiction à l’alcool. Son casier judiciaire présente plusieurs condamnations depuis 2007, notamment pour des délits liés à l’alcool et des violences. Lors de l’audience, il a déclaré : « J’ai arrêté de conduire. »

Le ministère public a souligné la gravité des faits, commis durant une période de canicule, alors que les pompiers étaient déjà sous pression. Il a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire, ainsi que le maintien en détention. Le tribunal a suivi en partie ces recommandations, infligeant une peine ferme d’un an.

Me Lorraine Vitte, l’avocate de Drogat, a exprimé son étonnement face à l’absence d’altération du discernement dans l’expertise.

Source : Nice Matin

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *