De Nice à la vallée des Paillons, le grand écart immobilier : comment s’offrir jusqu’à 3 pièces supplémentaires pour le même prix
La surface habitable diminue à vue d’œil dans les grandes villes des Alpes-Maritimes, où le pouvoir d’achat immobilier a subi une forte dégradation. Cependant, certaines communes situées à proximité offrent encore des opportunités intéressantes, à condition d’accepter de s’éloigner légèrement.
Avant l’été, une étude révélatrice a été publiée. Le 1er juin, la plateforme spécialisée SeLoger a partagé un baromètre sur le pouvoir d’achat immobilier dans les Alpes-Maritimes. Pour un budget de 250 000 euros, frais d’agence et de notaire inclus, la surface moyenne disponible est de 41,5 mètres carrés dans le département. Actuellement, le prix moyen du mètre carré s’élève à 5 247 euros pour un appartement et 5 388 euros pour une maison. Les prix ont progressé de 15 % en cinq ans et de 2,6 % pour les logements collectifs sur les douze derniers mois.
En comparaison, Nice permet d’acquérir un bien d’environ 40,5 mètres carrés, tandis que Grasse offre une surface moyenne de 59,5 mètres carrés. D’autres villes comme Antibes et Cannes affichent des surfaces encore plus réduites, avec respectivement 33 et 34,5 mètres carrés.
Pour ceux qui envisagent de s’éloigner du littoral, certaines municipalités proposent des surfaces nettement plus importantes pour le même prix. Par exemple, La Trinité permet d’acheter un bien de 59,9 mètres carrés, soit deux pièces de plus qu’à Nice. Carros, avec une superficie de 58,5 mètres carrés, offre également 2 à 3 pièces supplémentaires.
Les communes rurales comme Peymeinade (61 mètres carrés), Contes (65 mètres carrés) et Drap (64,5 mètres carrés) permettent d’acquérir jusqu’à trois pièces en plus pour le même tarif. À Drap, un écart significatif est observé entre les appartements (72 mètres carrés) et les maisons (57 mètres carrés).
Cette dynamique immobilière met en lumière un choix de vie crucial : privilégier une grande ville avec des coûts plus élevés ou s’éloigner pour gagner en espace, tout en tenant compte des implications en matière de transports et de services.
Source : SeLoger