Manifestations en RDC : des heurts entre opposition, militants pro-gouvernement et police
Des tensions se sont intensifiées mardi 15 septembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), où des affrontements ont eu lieu entre partisans de l’opposition et militants pro-gouvernement. Ces derniers se rassemblaient en réaction à un projet de modification de la Constitution, à l’appel de la coalition C64.
Des incidents similaires ont été signalés dans d’autres grandes villes du pays, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements organisés par l’opposition. Cette coalition, formée depuis mai, vise à contrer un projet perçu comme une manœuvre pour permettre au président Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019 et réélu en 2023, de briguer un troisième mandat.
À Kinshasa, le rassemblement avait été autorisé par les autorités locales. Plusieurs centaines de partisans de l’opposition se sont réunis sous une multitude de drapeaux aux couleurs des partis membres de la C64. Cependant, des affrontements ont éclaté après le départ du cortège, impliquant des miliciens pro-régime. La police a alors intervenu avec des tirs de gaz lacrymogène, entraînant des bless chez au moins deux manifestants.
À Lubumbashi, la manifestation de l’opposition avait été interdite, mais de nombreux militants se sont tout de même rassemblés avant d’être dispersés par des tirs de sommation et des gaz lacrymogènes. Plusieurs arrestations ont été rapportées. Mohamed Eyenga, coordonnateur provincial du parti d’opposition Envol, a dénoncé un dispositif policier et militaire impressionnant pour empêcher ce qu’il qualifie de manifestation pacifique.
Dans la province de l’Équateur, à Mbandaka, le rassemblement a également été interdit. Une centaine de militants ont été dispersés sous la menace des forces de l’ordre, avec une dizaine d’interpellations constatées.
Le général Blaise Kilimbalimba, commandant de la police dans la province, a déclaré que des mes avaient été prises pour asr la liberté de circulation, affirmant qu’aucun manifestant pacifique n’avait été arrêté et que la situation était calme.
Source : TV5MONDE.

