Admise aux urgences pour une hémorragie, elle attend six jours sur un brancard avant de partir contre l'avis des médecins : une ex-élue dénonce une situation

Urgences saturées : une ex-élue dénonce une situation « inadmissible »

Nino-Anne Dupieux, 85 ans, ancienne élue municipale d’Orléans, a été hospitalisée au CHU d’Orléans en juillet après avoir subi une hémorragie. Elle a passé six jours et cinq nuits sur un brancard dans le service des urgences, une expérience qu’elle qualifie d' »enfer » et qu’elle considère comme « inadmissible ». Son témoignage met en exergue l’engorgement des services d’urgence durant l’été, une problématique que reconnaît l’hôpital.

L’ancienne adjointe au maire a finalement décidé de quitter l’hôpital contre l’avis médical. Dans ses déclarations, elle souligne que le système de santé actuel génère des souffrances tant pour les patients que pour le personnel soignant. Dans un communiqué intitulé « Des anges en enfer », elle rend hommage aux soignants travaillant dans des conditions difficiles, précisant que le personnel espérait chaque jour lui trouver une chambre, sans succès.

La Confédération générale du travail (CGT) du CHU d’Orléans a confirmé la véracité de cette description, qualifiant la situation de « catastrophique » dans tous les services. En réponse aux critiques, la direction du CHU a reconnu des « tensions sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences ». Pour faire face à cette crise, l’hôpital a annoncé un programme de réouverture de 42 lits de médecine prévu entre septembre et novembre, représentant une augmentation de 6,1 % de la capacité en lits par rapport à 2025. Parallèlement, le CHU prévoit également de recruter du personnel supplémentaire.

Source : ICI Orléans

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