Où vivre d'ici 2050 : le Haut Limousin identifié comme

Où vivre d’ici 2050 : le Haut Limousin identifié comme « territoire refuge » face au réchauffement climatique

D’ici 2050, le Haut Limousin pourrait accueillir des populations urbaines en exode. Plus résilient face aux difficultés causées par le réchauffement climatique, il a été catégorisé comme « territoire refuge » par plusieurs géographes. Ses nombreuses forêts sont, d’après les universitaires, un atout considérable.

Les landes de bruyère, les tourbières et les forêts de résineux du Haut Limousin pourraient devenir, à me que notre climat se réchauffe, un « territoire refuge ». Cette terminologie a été introduite par une étude menée par plusieurs géographes, dont Guillaume Faburel, qui a récemment été interviewé par Libération. Dans cet entretien, il présente « la géographie d’un nouveau régime climatique ».

Guillaume Faburel plaide pour un « rééquilibrage territorial de la population, davantage en phase avec les réalités climatiques et les aspirations des habitants ». Sept grands espaces ont été identifiés comme potentiels territoires refuges. Sur un plateau télévisé, Faburel a souligné l’importance de la couverture forestière parmi les critères déterminant ces nouveaux territoires.

Sur le plateau de Millevaches, la forêt représente plus de 47 % de la superficie, selon les chiffres du Parc naturel régional de Millevaches en Limousin. Cette forêt est nourricière et abrite une biodiversité essentielle. Faburel déplore cependant que la forêt ait « disparu de nos récits » alors qu’elle « peuplait historiquement nos cultures ».

Au sein de cette région, des pionniers tels que Raphaël, un producteur de confitures, et Nicolas, un paysan-boulanger, expriment leur enthousiasme pour la vie sur le plateau. Cependant, le maire de Gentioux-Pigerolles, Benjamin Simons, met en garde contre des attentes irréalistes, rappelant que le territoire subit également les conséquences du réchauffement climatique.

La densité de population dans cette région est très faible, avec seulement 12 habitants par km², ce qui soulève des questions sur sa capacité à absorber un afflux de nouveaux habitants. Anthony Buys, maire de Royère-de-Vassivière, souligne la nécessité d’adapter les infrastructures aux besoins de cette nouvelle population.

Le géographe Faburel envisage une vie dans ces territoires refuges caractérisée par « une alimentation plus végétale et davantage relocalisée », où l’artisanat et l’agriculture nourricière retrouveraient une place centrale.

Près d’un siècle après avoir servi de refuge aux maquisards pendant la Résistance, le Haut Limousin pourrait une fois de plus devenir un espace de refuge, cette fois face aux défis du changement climatique.

Source : France Télévisions

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