La hausse de l’énergie et des taux d’intérêt gèle le marché immobilier
La guerre en Iran, déclenchée en février, a stoppé net la reprise du marché immobilier observée l’an dernier. La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) alerte sur une chute significative des ventes au printemps, fortement impactées par l’inflation énergétique et la récente hausse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne.
Une dynamique de reprise brisée par un contexte international
L’année précédente, le secteur immobilier avait enregistré un rebond notable, avec 952 000 ventes conclues, après un point bas de 845 000 transactions en 2024. Ce regain de confiance des acquéreurs, encouragé par des conditions de crédit assouplies, a été brutalement interrompu le 28 février dernier.
Le déclenchement de la guerre en Iran a entraîné une flambée des prix de l’énergie, pesant sur le pouvoir d’achat des ménages. Les mois de mars et d’avril ont ainsi vu disparaître 17 000 ventes potentielles. La Fnaim a donc révisé ses prévisions à la baisse, anticipant environ 900 000 transactions pour l’année 2026.
Le crédit immobilier se renchérit
La situation financière des acheteurs se complique également avec la décision récente de la Banque centrale européenne d’augmenter son taux de dépôt de 0,25 point, le portant à 2,25 %. Cette me va impacter le coût des emprunts immobiliers, déjà en ralentissement.
Les prix de l’immobilier ancien, bien que globalement stables, cachent une réalité plus complexe. En effet, le mètre carré en appartement s’établit à 3 838 euros, avec une légère hausse de 1,8 %. En revanche, les maisons individuelles voient une baisse de 1,6 %, portant leur prix moyen à 2 357 euros le mètre carré.
Disparités marquées selon les villes
Les variations des ventes immobilières sont très marquées selon les municipalités. Par exemple, Mulhouse a enregistré une hausse de 11,4 %, tandis que Rennes voit ses prix chuter de 7,3 %. Paris, de son côté, continue sa correction avec une baisse de 0,4 %, tout en conservant des prix parmi les plus élevés d’Europe.
L’accès à la propriété se ferme de plus en plus, touchant particulièrement les jeunes et les ménages modestes. Selon Loïc Cantin, président de la Fnaim, « on assiste à un appauvrissement de l’accession à la propriété », soulignant les difficultés croissantes pour les ménages gagnant moins de 50 000 euros par an.
Source : Nice-Presse avec dépêche
