Une hausse des cas de paludisme inquiète dans la province du Kwilu
Dans l’ouest de la République démocratique du Congo, la province du Kwilu, frontalière de Kinshasa, est confrontée à une augmentation alarmante des cas de paludisme. Selon des sources locales, douze décès ont été rapportés depuis la fin mai dans le territoire de Bulungu. Face à cette situation, de nombreux habitants ont quitté leurs villages par crainte de la maladie.
Les autorités sanitaires, initialement préoccupées par la possibilité d’une épidémie d’Ebola, ont rapidement écarté cette hypothèse. Les médecins sur le terrain ont confirmé qu’il s’agit de cas de paludisme, une maladie endémique dans cette région.
Les premiers cas ont été signalés le 31 mai dernier dans le village de Mukulubiala, dans le secteur de Niadi-Nkara. Les symptômes observés chez les malades incluent des maux de tête, de la fièvre, des douleurs abdominales et des vomissements. Parmi les victimes, on dénombre des adolescents de 15 ans, des adultes de 25 à 45 ans, ainsi que des enfants de moins de cinq ans.
L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a confirmé la réception d’échantillons prélevés sur place. Son directeur général, le professeur Jean-Jacques Muyembe, a affirmé qu’il ne s’agissait pas de cas d’Ebola, mais bien de paludisme, souvent mal traité dans cette région. Une équipe sanitaire de dix personnes est prévue pour se rendre sur place afin d’effectuer de nouveaux prélèvements et évaluer la situation.
Cette hausse des cas de paludisme soulève des inquiétudes quant à l’accès aux soins et à la prévention dans une région où les infrastructures de santé sont souvent limitées.
Source : RFI
