Aux Rencontres de la photographie d’Arles, Harry Gruyaert ose rendre sa couleur au monde
Le 7 juillet, à Arles, une longue file d’attente s’étend le long des berges du Rhône, allant de la Chapelle du Méjan jusqu’au restaurant voisin, à environ une dizaine de mètres. Les visiteurs font face à une annonce : la visite guidée de l’exposition du photographe Harry Gruyaert est complète. Pour ceux qui souhaitent tout de même découvrir ses œuvres, un temps d’attente de 45 minutes est à prévoir. Cette situation suscite des réactions mitigées parmi les visiteurs, certains choisissant finalement de rebrousser chemin.
Dans la Chapelle, une soixantaine de visiteurs chanceux sont accueillis par les notes d’un accordéon joué par Tuur Florizone, un ami de l’artiste, qui a composé la musique pour un projet audiovisuel d’Harry Gruyaert. À l’issue de la performance, le photographe, avec un accent flamand marqué, prend la parole : « C’est bien que vous soyez tous là, mais ça aurait été mieux si on avait été 10, parce qu’il faut bouger. On découvre beaucoup de choses, en changeant de perspectives. » Gruyaert, âgé de 75 ans, est reconnu comme une figure majeure de la photographie contemporaine.
L’exposition attire l’attention et pose la question de ce qui motive un tel engouement pour le travail de ce photographe, connu pour sa maîtrise de la couleur et sa capacité à capturer des instants de vie avec une sensibilité unique.
Source : La Provence.


