Le harcèlement peut vite commencer par ça
L’achat des fournitures scolaires est un casse-tête financier pour de nombreuses familles. Produits de marque ou premier prix ? Un dilemme pas anodin, car selon une étude, 20% des enfants seraient concernés par du harcèlement lié aux fournitures.
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026, l’achat des fournitures se révèle être une épreuve pour de nombreux parents et étudiants. La forte inflation de ces dernières années rend cette tâche encore plus difficile, surtout lorsque certains enfants demandent des articles de marque ou sous licence.
Ces produits, souvent plus coûteux, suscitent des préférences marquées. Claude Gaubert, trésorier de l’association de consommateurs Que choisir ensemble, souligne que « les enfants vont avoir peut-être un peu tendance à privilégier ce qui est un peu plus, entre guillemets, clinquant ». Une étude de l’association révèle que les marques coûtent quatre fois plus cher que les produits d’entrée de gamme.
Dans les rayons des hypermarchés, les opinions divergent. Pour la première rentrée de sa fille en maternelle, Vintyana choisit des fournitures moins chères, affirmant que « un cahier c’est un cahier ». En revanche, pour les collégiens, la question des marques prend une autre dimension. Raphaël, lycéen, témoigne que « surtout en sixième, la majorité des élèves sont jugés pour ce qu’ils ont ». Il ajoute que « le harcèlement peut vite commencer par ça. Des trucs débiles, des marques de stylos, de gommes. Ça démarre de là. »
La mère de Raphaël, Florence, admet qu’il existe une discrimination visible, mais elle choisit des articles non marqués pour son fils qui entre en sixième, déclarant : « Sinon, je ne m’en sors pas ! J’ai une liste énorme. »
Pour contrer ce phénomène, certaines municipalités, comme Castelnau-le-Lez dans l’Hérault, prennent des mes en fournissant tout le matériel nécessaire aux élèves. Séverine Beaume-Heckly, déléguée à l’éducation et à la jeunesse, souligne que « c’est aussi le rôle de la collectivité de veiller à l’égalité de chances pour nos élèves. »
Un sondage IFOP pour l’association Don Solidaire révèle que près de 20% des enfants déclarent avoir subi des moqueries ou du harcèlement en raison de leurs fournitures scolaires.
Source : France 3 Occitanie

