Harcèlement moral et sexuel présumé au Toit de Gascogne : le directeur général clame son innocence et critique l'enquête interne

Harcèlement moral et sexuel présumé au Toit de Gascogne : le directeur général clame son innocence

Serge Campagnolle, directeur général du Toit de Gascogne, conteste vigoureusement les accusations de harcèlement moral et sexuel qui pèsent sur lui. Alors que la CGT a organisé un tractage à Auch (Gers) ce jeudi 13 août, il dénonce une enquête interne qu’il qualifie « d’à charge » et réclame une investigation complémentaire. Campagnolle a également saisi le parquet d’Auch pour faire valoir son innocence.

Face aux allégations de harcèlement moral, sexuel et d’intimidation, Serge Campagnolle présente sa version des faits. Il affirme n’avoir pas eu accès au rapport d’enquête interne et soutient que « de ce qu’on m’en a dit, il n’y a aucun fait mentionné, seulement des allégations ». Il précise que le seul élément évoqué concerne une procédure disciplinaire, qu’il considère comme « strictement interdite par le Code du travail ».

L’enquête, menée par Me Messant, un avocat toulousain indépendant, est jugée « incomplète » par Campagnolle. Il souligne qu’il n’était pas présent lors de la restitution orale de l’enquête le 15 juillet et que le rapport ne contient ni procès-verbaux des auditions, ni son droit de réponse.

Une enquête complémentaire demandée

Les présidents de la SA Gasconne d’HLM et de la SCIC HLM de Gascogne ont sollicité les procès-verbaux des 34 auditions, mais n’ont pas réussi à les obtenir. Selon Campagnolle, l’enquête interne n’est pas finalisée et manque d’impartialité. Il a été convenu d’une enquête complémentaire.

Le directeur général défend également la politique sociale du Toit de Gascogne, qui inclut une semaine de quatre jours de 33 heures payées 35 heures, ainsi que des primes et des heures complémentaires rémunérées.

Le cas du mandat social

Concernant sa présence dans les locaux malgré un arrêt de travail, Campagnolle explique que son arrêt a été suspendu et qu’il ne perçoit aucune indemnité. Il précise qu’il est en vertu d’un mandat social, ce qui le place sous le Code du commerce et non sous le Code du travail. Il soutient que cela lui permet de continuer à exercer ses fonctions.

En réponse à la demande de suspension formulée par la CGT, il indique que cette me ne s’applique pas à un directeur général de SA. Campagnolle rejette également les accusations de sentiment de toute-puissance, affirmant que ses pouvoirs sont définis par son mandat.

Face à cette situation, Serge Campagnolle a décidé de saisir le Parquet d’Auch pour défendre son intégrité.

Source : La Dépêche.

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