Harcèlement moral et sexuel présumé au Toit de Gascogne : la CGT exige le retrait du directeur général

À Auch, le Toit de Gascogne est secoué par de graves accusations de harcèlement managérial visant son directeur général, selon un rapport d’enquête interne. Fin juillet, le conseil d’administration a décidé de le maintenir en poste, suscitant l’indignation de la CGT qui réclame une protection accrue des salariés.

« Maintenant, les administrateurs doivent avoir le courage de prendre la bonne décision. » Une dizaine de jours après la réunion du conseil d’administration, les représentants de la CGT montent au créneau pour appeler à une protection renforcée des employés.

Suite à un signalement, une enquête interne a été diligentée et réalisée par un avocat toulousain choisi par le Toit de Gascogne. Le directeur général serait directement mis en cause par les employés ayant témoigné. « Le rapport conclut sans équivoque à un harcèlement managérial caractérisant des harcèlements moral et sexuel d’ambiance », a déclaré Fabrice Lamarque, secrétaire général de la CGT.

Une synthèse de ce rapport confidentiel a été présentée mi-juillet aux responsables de la société. Le conseil d’administration s’est réuni le 31 juillet, mais le rapport complet n’a pas été transmis aux membres. « Ils ont pris une décision pas éclairée, regrette le syndicat. Ils ont décidé de maintenir le directeur général mis en cause en fonction. » Un directeur général délégué devrait être nommé en septembre pour s’occuper des finances et des ressources humaines.

Une peur des représailles

Cette décision est vivement critiquée par les membres de la CGT. « Cette me ne protège pas du tout les salariés, qui côtoient leur directeur au quotidien, même s’il n’a plus les RH en mission », a souligné Eric Llados, membre de la CGT.

Depuis la réunion du 31 juillet, le rapport de l’enquête aurait été transmis aux membres du conseil, mais aucune nouvelle réunion n’est prévue, et le climat au sein de l’entreprise reste tendu. « Certains salariés ont peur des représailles », affirment des membres du CSE.

Les représentants de la CGT estiment que la situation ne peut plus être ignorée et demandent l’organisation rapide d’un nouveau conseil d’administration extraordinaire : « Maintenant, ils savent ! Quelle me vont-ils prendre pour préserver les salariés ? S’ils veulent protéger l’entreprise, ils doivent mettre le directeur en retrait. »

Source : La Dépêche

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