Hantavirus : Alerte d’une spécialiste, « Les Européens devraient garder leur calme »
La virologue Nicole Tischler, présidente de la Société internationale de l’hantavirus, a récemment fait des déclarations rassurantes concernant la situation actuelle liée à l’hantavirus, particulièrement en Europe. Installée au Chili, où la souche « des Andes » circule de façon endémique, Tischler souligne que, malgré les trois décès survenus parmi les passagers du bateau MV Hondius, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour la population générale.
Tischler précise que les mes de contrôle mises en place permettent de minimiser les risques. Selon elle, il n’est pas à craindre une épidémie explosive similaire à celle du Covid-19. En l’absence de nouvelles infections, la crise pourrait être maîtrisée en moins de 40 jours. Cependant, elle met en garde contre des failles potentielles dans le suivi des cas, qui pourraient entraîner des infections sporadiques.
Dans le sud de l’Amérique latine, où l’hantavirus est endémique, le Chili enregistre entre 30 et 50 cas par an, en fonction de la population de rongeurs. Les transmissions interhumaines sont rares et nécessitent un contact étroit, souvent dans des conditions favorables à la contagion.
Quant à l’évolution de la situation à bord du MV Hondius, Tischler reste prudente. Bien que des cas supplémentaires parmi les passagers soient possibles, elle ne s’attend pas à des chaînes de transmission à grande échelle. Les passagers déjà débarqués sont pris en charge avec précaution dans leurs pays respectifs.
La virologue appelle à la vigilance, en particulier pour les passagers qui ont débarqué à Sainte-Hélène avant l’alerte, et insiste sur l’importance de la reconnaissance des symptômes et du contact avec les autorités sanitaires.
Dans l’ensemble, les experts continuent d’étudier le virus pour évaluer ses caractéristiques et sa transmissibilité, mais jusqu’à présent, les données ne montrent pas de variations significatives par rapport aux souches connues.
Source : L’Express
