Hantavirus : la France a-t-elle pris les mes les plus strictes d'Europe ? – L'Express

Hantavirus : la France a-t-elle pris les mes les plus strictes d’Europe ?

La France met en place des mes de santé publique considérées comme les plus strictes d’Europe pour lutter contre la propagation du hantavirus. Le gouvernement, par l’intermédiaire de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé le 11 mai des dispositions destinées à « casser les chaînes de transmission » de la maladie.

Un décret, publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel, stipule que les personnes ayant séjourné à bord du navire MV Hondius et arrivées en France doivent être « placées en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique ». Cette évaluation peut conduire à une quarantaine ou un isolement pouvant durer jusqu’à 42 jours.

Les personnes ayant été en contact avec un cas infecté ou présentant un risque sérieux d’infection par le hantavirus de souche Andes pourront également être soumises à ces mes, en tenant compte des conditions de contact et des équipements de protection portés.

Cinq Français rapatriés après avoir séjourné à bord du MV Hondius sont considérés comme des cas « à haut risque ». Ils ont été hospitalisés à l’hôpital Bichat à Paris dans des chambres spécialement conçues pour éviter toute contamination. Une femme a été testée positive, devenant le premier cas confirmé sur le territoire français. Selon les autorités, elle est toujours en réanimation dans un état stable.

D’autres pays européens, tels que l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suisse, appliquent également des mes strictes. L’Espagne a placé ses passagers en quarantaine à l’hôpital militaire Gómez Ulla de Madrid, tandis que les Pays-Bas imposent un isolement de 42 jours, principalement à domicile. Au Royaume-Uni, les ressortissants britanniques doivent s’isoler à domicile pour 45 jours après une évaluation hospitalière.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission européenne rappellent que le risque pour la population générale reste faible, malgré la situation actuelle.

Source : L’Express

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