Hantavirus : 45 personnes placées en quarantaine après un cas isolé en France
Le 7 septembre 2026, France Inter a rapporté qu’un mois après la détection d’un cas d’hantavirus de la souche des Andes en France, 45 personnes ont été mises en quarantaine à domicile. Ces individus ont été classés comme cas contacts « à haut risque », selon Didier Lepelletier, directeur général de la Santé.
Le 6 août, le ministère de la Santé annonçait la détection d’un cas isolé, sans lien avec les patients du bateau MV Hondius de mai 2026. Le patient, un adolescent franco-argentin, était en vacances avec sa famille en France et en Espagne.
L’adolescent avait consulté le CHU de Limoges dès le 23 juillet, mais il a fallu 15 jours pour obtenir le résultat du test PCR, confirmé le 5 août. Pendant ce délai, il a voyagé en Normandie et visité des proches. Lorsque le résultat a été annoncé, il se trouvait en Espagne. Le ministère de la Santé a indiqué qu’il était « isolé avec sa famille » et ne présentait plus de symptômes.
Des questions se sont posées concernant le délai de diagnostic et le manque d’isolement immédiat. La famille a été informée qu’un « protocole européen » était suivi. Didier Lepelletier a précisé que la sérologie initiale n’était pas suffisante pour établir un diagnostic, ce qui a nécessité la validation par le Centre national de référence (CNR).
Les agences régionales de santé (ARS) d’Ile-de-France, de Normandie et de Nouvelle-Aquitaine ont commencé le traçage des cas contacts. Deux personnes ont été rapatriées pour être confinées. La famille a également dénoncé le traitement réservé au grand-père de l’adolescent, résident d’un Ehpad, qui a été privé de contact avec sa femme pendant dix jours.
Dix membres du personnel du CHU de Limoges ont également été confinés, tandis que 250 contacts à faible risque, comprenant des voyageurs et du personnel de la SNCF, ont été invités à surveiller d’éventuels symptômes.
Aucune réponse n’a été obtenue de la part du CHU de Limoges, des ARS ou de Santé Publique France, ceux-ci se référant au ministère de la Santé pour des commentaires.
Source : France Inter

