Hantavirus sur le MV Hondius : Deux cas confirmés, cinq autres suspectés
Il y a trois semaines, 130 voyageurs embarquaient sur le MV Hondius, un paquebot de croisière à destination du Cap-Vert. En pleine traversée de l’Atlantique, un passager a commencé à ressentir des difficultés respiratoires, et malgré les efforts de l’équipage, il n’a pas survécu.
Le 5 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé deux cas d’hantavirus à bord du navire, avec cinq autres cas suspectés. Ce virus, bien que très létal, présente des risques de pandémie jugés extrêmement limités par les autorités sanitaires. La virologue Anne Lavergne, de l’Institut Pasteur, a précisé qu’il est probable que les cas soient liés au virus Andes, le seul connu pour provoquer des contaminations humaines.
Les hantavirus se divisent en deux grandes catégories : ceux de l’Ancien Monde (Europe et Asie) et ceux du Nouveau Monde (Amériques). Les premiers peuvent entraîner des symptômes rénaux et hépatiques avec une létalité atteignant 30 %, tandis que les seconds affectent principalement le cœur et les poumons, avec un taux de mortalité pouvant varier de 40 à 60 %. Ces chiffres, bien que préoccupants, peuvent être stimés, car les cas les moins sévères, souvent asymptomatiques, ne sont pas détectés.
La transmission du virus se fait principalement par les urines de rongeurs, et non par mor. Par conséquent, le risque de contagion est limité et nécessite un contact étroit avec un environnement contaminé. Les rongeurs responsables ne sont pas couramment trouvés dans les habitations, ce qui explique la rareté des cas.
Il est probable qu’un des passagers ait été contaminé lors d’une escale, et non que le navire soit infesté. L’Institut Pasteur, qui supervise la surveillance des hantavirus, a identifié 13 cas en Guyane depuis 2008, principalement des cas graves nécessitant des soins intensifs.
Les mes de prévention incluent des gestes barrières tels que la désinfection des chauss et le lavage des mains. Bien qu’aucun traitement spécifique ne soit disponible, une assistance respiratoire peut être fournie en cas de besoin.
Source : L’Express.