Le 12 mai 2026, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis a été critiqué pour sa réaction jugée tardive face à une épidémie de hantavirus. Cette situation a soulevé des questions sur la préparation et la réactivité des autorités sanitaires américaines face à cette crise sanitaire.
Les infections à hantavirus sont relativement rares à l’échelle mondiale, mais elles sont associées à un taux de létalité compris entre moins de 1 et 15 % en Asie et en Europe, et jusqu’à 50 % dans les Amériques. En 2025, la région des Amériques a signalé 229 cas et 59 décès, avec un taux de létalité de 25,7 %. En Europe, 1 885 cas ont été rapportés en 2023, avec un taux de notification de 0,4 cas pour 100 000 habitants, le plus bas observé entre 2019 et 2023. (who.int)
La transmission des hantavirus à l’humain se fait principalement par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. Les activités entraînant un contact avec des rongeurs, telles que le nettoyage d’espaces clos ou mal ventilés, l’agriculture, les travaux forestiers et le fait de dormir dans des logements infestés de rongeurs, augmentent le risque d’exposition. (who.int)
En France, entre 2005 et 2024, 2 046 cas de syndrome hémorragique avec insuffisance rénale (SHIR) ont été diagnostiqués, principalement causés par le hantavirus Puumala. Le nombre de cas a varié de 14 en 2013 à 320 en 2021. La majorité des cas ont été détectés dans le quart nord-est de la France, bien qu’une expansion de la zone endémique vers le sud et l’ouest ait été observée ces dernières années. (santepubliquefrance.fr)
En mai 2026, un cluster de hantavirus Andes a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, avec 13 cas confirmés et probables et 3 décès parmi 149 passagers et membres d’équipage. Cet événement a mis en lumière les défis liés à la détection et à la gestion des épidémies de hantavirus dans des environnements confinés. (who.int)
Malgré ces incidents, les autorités sanitaires mondiales, y compris l’Organisation mondiale de la santé (OMS), évaluent actuellement le risque pour la population mondiale comme faible. Cependant, elles continuent de surveiller la situation épidémiologique et de mettre à jour l’évaluation des risques à me que de nouvelles informations deviennent disponibles. (who.int)
Il est essentiel de maintenir une vigilance constante et de renforcer les mes de prévention pour limiter la propagation des hantavirus, notamment en contrôlant les populations de rongeurs et en évitant tout contact avec leurs excréments.
(who.int)
