« Je suis tombé en tapant la tête contre le sol »
Ismaël, bientôt âgé de 17 ans, n’a pas foulé le terrain de handball depuis dix mois en raison d’une commotion cérébrale survenue lors d’un match. Joueur au pôle espoirs de Pau, il continue de souffrir de maux de tête et de troubles de la concentration, malgré un suivi médical spécialisé à Toulouse.
Le 15 novembre 2025, Ismaël participe à un match de championnat des moins de 18 ans, où son équipe, Pau-Billère, affronte TUC-Balma. Lors d’une tentative de récupération d’une passe, il se heurte violemment à un adversaire. « Je suis tombé en tapant la tête contre le sol », se souvient-il. Bien qu’il se relève rapidement et ne ressente aucune douleur immédiate, son entraîneur prend la décision de le sortir du jeu par précaution.
Le lendemain, les symptômes apparaissent : « Vers midi, j’ai vraiment eu mal à la tête, avec des vertiges. » Une IRM réalisée en urgence ne révèle pas de saignement, mais Ismaël est mis au repos pendant un mois, conformément au protocole de gestion des commotions.
Après une reprise progressive, il subit une nouvelle aggravation des symptômes suite à un léger choc lors d’un entraînement. « Depuis, je ne me suis plus entraîné. Ça fait presque dix mois », déclare-t-il, visiblement affecté par cette situation.
Ismaël, qui joue au handball depuis neuf ans, éprouve des difficultés à suivre ses cours au lycée. « Je ressens de la fatigue et des troubles de la concentration, en particulier lors des longues sessions pour le bac de français. » Pour éviter des séquelles à vie, il a choisi de pratiquer d’autres sports sans contact, comme le volley-ball et le basket.
Sa convalescence l’a conduit à consulter le Dr David Brauge à Toulouse, spécialiste des commotions cérébrales. Ismaël a bénéficié de divers traitements, dont des séances de photobiomodulation, qui lui ont permis de passer un été sans douleurs.
Malgré ces améliorations, la reprise du handball reste incertaine. « C’est flou, la compréhension et le traitement des commotions. Contrairement à une bles des ligaments croisés, on n’a pas de date de reprise. » Ismaël se concentre sur ses études et envisage de se lancer dans la biologie marine tout en apprenant la trompette.
Source : La Dépêche

