Guerre tarifaire : le commerce interprovincial entre Canada et États-Unis rencontre des obstacles.

Guerre tarifaire : le commerce interprovincial progresse, non sans difficultés

Guerre tarifaire : le commerce interprovincial progresse, non sans difficultés

L’échec des négociations commerciales avec les États-Unis a rendu l’abolition des barrières commerciales au sein du Canada encore plus urgente. Toutefois, des experts soulignent que la mise en œuvre de ces changements est souvent plus complexe qu’il n’y paraît.

Récemment, les efforts pour stimuler le commerce interprovincial se sont intensifiés, notamment lors d’une réunion à Iqaluit, réunissant des responsables du commerce fédéral, provincial et territorial. Dans un communiqué publié jeudi, les ministres ont convenu que la suspension des discussions avec les États-Unis rendait essentiel le renforcement de l’économie nationale.

En juillet, neuf provinces ont décidé de permettre la vente directe d’alcool aux consommateurs au-delà des frontières provinciales. Cependant, même ce progrès, limité à un segment de niche du secteur de l’alcool, met en lumière les défis liés à l’ouverture des marchés. Certaines provinces continuent d’imposer des frais et des règles qui s’ajoutent à ceux déjà en vigueur dans la province d’origine des producteurs.

Jeff Guignard, directeur général de Wine Growers British Columbia, a exprimé son mécontentement face à ces règles : « Devoir payer deux marges de grossiste, c’est tout simplement de la folie. » Il a également souligné que l’obligation pour les vignobles de Colombie-Britannique de s’enregistrer dans d’autres provinces pour expédier du vin par la poste va à l’encontre de l’objectif de favoriser les échanges commerciaux au sein du Canada.

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la suppression des barrières commerciales internes pourrait accroître le produit intérieur brut (PIB) réel du Canada de plus de 7 %, soit environ 210 milliards de dollars à long terme. En revanche, la Banque CIBC a publié une prévision plus modeste, estimant une augmentation potentielle de 1 % du PIB, tout en reconnaissant que cela serait bénéfique.

Les ministres se sont également fixés comme objectifs d’assouplir la circulation des services à l’échelle nationale d’ici la fin de l’année, d’harmoniser les procédures d’agrément des maisons préfabriquées et des nouveaux matériaux de construction, ainsi que de simplifier les échanges commerciaux de produits alimentaires au Canada. Leur prochaine réunion est prévue pour le 2 octobre.

Corinne Pohlmann, vice-présidente principale à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, a exprimé son optimisme concernant les avancées récentes, tout en notant que des détails pratiques demeurent à résoudre pour s’asr que les nouvelles mes soient réellement efficaces.

Wolfgang Alschner, professeur à l’Université d’Ottawa, utilise l’intelligence artificielle pour analyser les réglementations à travers le Canada et identifier des divergences inutiles. Selon lui, beaucoup de règles sont obsolètes, ce qui complique les échanges commerciaux.

En somme, bien que des progrès aient été réalisés, les défis liés à l’ouverture des marchés interprovinciaux demeurent significatifs. Les discussions en cours visent à créer une économie canadienne plus forte et unifiée.

Source : Radio-Canada

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