La guerre en Iran : un conflit qui s’éternise jusqu’en 2029 ?
La guerre en Iran, initialement prévue pour durer « quatre à cinq semaines », s’est intensifiée et se prolonge désormais bien au-delà des prévisions. Depuis le déclenchement de l’offensive américaine le 28 février dernier, les États-Unis continuent de faire face à une République islamique plus résiliente que prévu, et la paix semble toujours hors de portée. Les frappes aériennes ont récemment repris après une accalmie estivale.
Des conseillers de haut niveau à la Maison-Blanche, dont le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, ont averti Donald Trump que le conflit pourrait perdurer jusqu’à la fin de son mandat. Selon le Wall Street Journal, ces responsables ont exprimé leurs préoccupations lors de discussions privées, soulignant que Téhéran pourrait maintenir sa résistance face à la pression américaine, ce qui risquerait d’étendre le conflit au-delà de janvier 2029, date à laquelle Trump ne pourra pas briguer un troisième mandat.
Un conflit prolongé mettrait à l’épreuve les ressources militaires des États-Unis et pourrait perturber les marchés pétroliers mondiaux, particulièrement critiques en pleine période électorale américaine de 2028. Les deux conseillers, Vance et Rubio, sont également considérés comme des candidats potentiels pour l’élection présidentielle, bien qu’aucun d’entre eux n’ait encore annoncé sa candidature.
Dans un contraste frappant, Donald Trump a exprimé à ses conseillers son désir d’une résolution rapide du conflit, qui a déjà coûté la vie à 18 soldats américains. Cependant, lors d’une conférence de presse, il a affirmé s’attendre à ce que la guerre prenne fin « immédiatement après » les élections de mi-mandat du 3 novembre, tout en insinuant que l’Iran tentait d’influencer le scrutin.
Lors d’une récente convention républicaine au Texas, Trump a défendu son intervention en Iran, justifiant son action par la nécessité d’empêcher le pays de développer une arme nucléaire. Il a également menacé de frapper la « Montagne de la Pioche », un site nucléaire fortifié, en raison d’activités suspectes observées dans la région.
En parallèle, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a prolongé jusqu’en 2027 certains déploiements de troupes au Moyen-Orient pour intercepter les menaces iraniennes. Cette décision souligne la complexité et la gravité de la situation, qui s’éloigne de la simple « excursion » initialement envisagée par l’administration Trump.
Source : L’Express, Wall Street Journal

