Guerre au Moyen-Orient : ce qu'il faut retenir de ce dimanche

Guerre au Moyen-Orient : ce qu’il faut retenir de ce dimanche

Le conflit entre Washington et Téhéran franchit un nouveau seuil d’intensité. Nouvelles frappes américaines, représailles iraniennes contre les alliés des États-Unis dans le Golfe, attaque d’un site nucléaire en construction et trafic toujours perturbé dans le détroit d’Ormuz : retour sur les principaux développements de ce dimanche.

Les États-Unis frappent à nouveau l’Iran

Les États-Unis ont mené dimanche une huitième nuit consécutive de frappes contre l’Iran, présentées comme des représailles après la mort de deux militaires américains en Jordanie vendredi, les premiers tués depuis la reprise des hostilités le 7 juillet. Washington affirme avoir ciblé des sites militaires ainsi que des positions du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, accusé d’être à l’origine de l’attaque. Les autorités iraniennes ont signalé des bombardements dans la province d’Hormozgan, notamment à Sirik, sur le détroit d’Ormuz.

L’AIEA appelle à la « retenue » après l’attaque d’une centrale nucléaire en construction

Les bombardements ont également visé la centrale nucléaire de Darkhovin, en construction dans le sud-ouest de l’Iran, selon Téhéran. Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a appelé à la « retenue militaire » à proximité des sites nucléaires, précisant que l’installation, encore à un stade précoce de construction, ne contenait pas de matières nucléaires lors de sa dernière inspection et ne présentait donc aucun risque radiologique.

L’Iran poursuit ses représailles dans le Golfe

Téhéran a intensifié ses frappes contre plusieurs alliés régionaux des États-Unis. Au Koweït, une centrale électrique et une usine de dessalement ont été touchées pour la troisième journée consécutive, provoquant un incendie. À Bahreïn, les sirènes d’alerte ont retenti après de nouvelles attaques, tandis que les autorités ont accusé l’Iran de viser des infrastructures civiles. La Jordanie a annoncé avoir intercepté trois missiles iraniens, tandis qu’un quatrième est tombé dans une zone désertique. L’armée israélienne a également affirmé avoir intercepté, avec les forces jordaniennes, un missile visant le port jordanien d’Aqaba. Bien qu’Israël ne participe pas directement aux affrontements, le ministre de la Défense, Israël Katz, a averti qu’il riposterait « de toutes ses forces » en cas d’attaque iranienne.

Le détroit d’Ormuz reste quasiment paralysé

Les tensions continuent de perturber fortement la navigation dans le détroit d’Ormuz, où le trafic maritime demeure presque à l’arrêt. L’Iran a annoncé avoir stoppé quatre navires tentant de franchir le détroit sans son autorisation, en immobilisant deux d’entre eux. Parallèlement, les États-Unis ont rétabli le blocus des ports iraniens, abandonnant l’une des principales mes d’apaisement prévues par le protocole d’accord signé en juin. Près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures transitait par ce passage stratégique avant le conflit, faisant d’Ormuz l’un des principaux points de vigilance pour les marchés de l’énergie et le transport maritime.

Source : La Tribune

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