Guerre au Moyen-Orient, jour 122 : Suspension des hostilités
Le 29 juin, les tensions au Moyen-Orient se poursuivent malgré une annonce de suspension des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Téhéran a confirmé l’envoi d’une « délégation d’experts » à Doha cette semaine pour discuter de l’application d’un protocole d’accord signé le 17 juin avec les États-Unis, portant sur les exportations pétrolières et les fonds bloqués.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Ismaïl Baghaï, a précisé que cette délégation partirait plus tard dans la semaine, tout en affirmant qu’aucune négociation avec les États-Unis n’était prévue. Dans le même temps, le président américain Donald Trump a déclaré que les autorités iraniennes avaient demandé une réunion pour mardi à Doha, une information que Téhéran a démentie.
Par ailleurs, l’Iran a exhorté la France à ne pas compliquer la situation dans le détroit d’Ormuz, suite à des propositions françaises de participer à des opérations de déminage. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a insisté sur le fait que le déminage était de la responsabilité de l’Iran, soulignant la sensibilité de la situation.
Emmanuel Macron et le sultan d’Oman ont plaidé pour une « navigation libre, sans conditions ni restrictions » dans le détroit d’Ormuz, convenant d’opérations de déminage conjointes.
Dans un autre développement, le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé sa détermination à déployer l’armée libanaise dans le Sud, où le Hezbollah est actif, en vue de renforcer l’autorité de l’État.
Malheureusement, la violence continue : un adolescent palestinien a été tué par l’armée israélienne en Cisjordanie, et une frappe israélienne a causé la mort de trois civils à Gaza. L’armée israélienne a confirmé la frappe, qui a eu lieu malgré les appels à la trêve.
Le gouvernement irakien a donné jusqu’au 30 septembre aux groupes pro-iraniens pour désarmer, tandis que la Turquie a condamné fermement les incursions israéliennes en Syrie, qualifiant ces actions de violations flagrantes du droit international.
L’Iran a également annoncé avoir tenu une réunion avec Oman concernant la gestion du détroit d’Ormuz, et a prévenu que toute tentative de contournement de son itinéraire pourrait accroître les tensions dans la région.
Ces événements soulignent la complexité de la situation au Moyen-Orient, où les tensions géopolitiques continuent de peser sur la stabilité régionale.
Source : La Croix