Guerre au Moyen-Orient : Hydrocarbures détectés à Ormuz après tirs américains sur pétroliers

Guerre au Moyen-Orient : Des nappes d’hydrocarbure repérées à Ormuz après des tirs américains sur des pétroliers

Guerre au Moyen-Orient : Des nappes d’hydrocarbures repérées à Ormuz après des tirs américains sur des pétroliers

Des traces pouvant correspondre à des nappes d’hydrocarbures ont été détectées près du détroit d’Ormuz, dans le golfe d’Oman, suite à la destruction récente de plusieurs pétroliers par l’armée américaine. Des images satellites récentes du programme européen Copernicus, analysées le 10 septembre, montrent des traînées brunâtres et sinueuses à environ 20 kilomètres des côtes iraniennes.

Les images prises les 9 et 10 septembre révèlent des structures similaires dans une zone proche de récifs coralliens et de sites classés sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale. Cependant, ces images ne permettent pas d’établir avec certitude la présence d’hydrocarbures ni d’en déterminer l’origine.

Plusieurs spécialistes estiment que cette hypothèse est la plus probable. Des « forts indices » suggèrent une pollution probablement laissée par des navires, selon Vincent Kerbaol, responsable des activités de surveillance maritime par satellite au sein de la société française CLS. Leon Moreland, chercheur à l’Observatoire du conflit et de l’environnement (CEOBS), considère également que les structures visibles sont très probablement des nappes d’hydrocarbures.

L’analyse repose sur l’apparence, la forme et la dispersion des traces, ainsi que sur l’absence d’éléments suggérant une prolifération de phytoplancton ou d’algues. L’ONG américaine Skytruth juge aussi probable la présence d’hydrocarbures. Leur persistance dépendrait du produit concerné : des carburants volatils pourraient s’évaporer en trois ou quatre jours, tandis que du pétrole brut resterait plus longtemps dans l’environnement.

Deux des traces observées débutent à proximité immédiate des dernières positions connues des pétroliers Riesco et Kylo, coulés respectivement les 8 et 5 septembre. Le 8 septembre, l’armée américaine avait annoncé avoir détruit cinq pétroliers, dont quatre dans le golfe d’Oman, en réponse à des tirs de missiles balistiques des Gardiens de la révolution iraniens contre un navire de guerre américain. Le Riesco, un pétrolier de 240 mètres, avait pris feu avant de sombrer.

Le dernier signal disponible du Riesco sur le site de suivi maritime Marinetraffic remonte au 5 septembre à 22 heures GMT, se situant à une extrémité de la nappe observée la plus proche des côtes. Compte tenu de la localisation et de la chronologie, le navire pourrait probablement être une source de pollution, selon Leon Moreland. Cependant, les observations ne permettent pas d’établir un lien direct entre les pétroliers coulés et les traces détectées par satellite.

Source : AFP.

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