Grogne des marchands de tabac dans les Alpes-Maritimes : Pierre Romero alerte sur une situation difficile

Grogne des marchands de tabac : dans les Alpes-Maritimes, Pierre Romero alerte sur « une situation qui devient très difficile »

Grogne des marchands de tabac dans les Alpes-Maritimes

Dans les Alpes-Maritimes, département frontalier de l’Italie, les buralistes se plaignent de la concurrence accrue des prix pratiqués de l’autre côté de la frontière et du développement des marchés parallèles. Actuellement, le département compte 325 débitants de tabac, selon la préfecture. En 2025, les services de l’État ont réalisé 400 saisies, représentant plus de deux tonnes de produits du tabac, et ont fermé administrativement 32 établissements impliqués dans la revente illégale. Depuis le début de 2026, dix-sept nouvelles fermetures ont été prononcées.

Face à cette situation, Pierre Romero, président de la Fédération des buralistes des Alpes-Maritimes et représentant de la profession en Région Sud, estime que le modèle économique des commerces de tabac a atteint un « point critique ». Il appelle à un gel des prix et à une action européenne pour réduire les écarts de fiscalité avec les pays voisins.

La hausse des prix du tabac ne semble pas réduire le nombre de fumeurs, mais modifie leurs habitudes d’achat. Les buralistes des Alpes-Maritimes rapportent une baisse de 17 % des volumes de vente, une situation inédite qui pousse certains à envisager la vente de leur affaire. Le prix d’un paquet de cigarettes atteint environ 13 euros en France, tandis qu’il est nettement moins cher en Italie, incitant les consommateurs à acheter de l’autre côté de la frontière. Cela représente également une perte de recettes fiscales pour la France, l’argent des achats transfrontaliers échappant au circuit fiscal national.

Pierre Romero souligne qu’il est crucial de renforcer la lutte contre le marché parallèle, appelant à des opérations douanières plus fréquentes. Il insiste également sur la nécessité d’une réflexion européenne concernant les politiques de prix, afin d’éviter des disparités entre pays voisins.

La mobilisation des buralistes vise à alerter le gouvernement dans le cadre des discussions sur le Projet de Loi Finances et le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale. Pierre Romero et d’autres représentants de la profession espèrent obtenir des réponses claires sur la volonté de dialogue de l’État face à une situation de plus en plus préoccupante.

Source : Nice Matin

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