Marre d’être corvéables à merci : Grève illimitée des agents d’entretien et de restauration à Chantaco
À Saint-Jean-de-Luz, les agents d’entretien et de restauration de la cité scolaire de Chantaco ont engagé une grève illimitée, dénonçant des suppressions de postes jugées injustifiées. « Une décision lourde de conséquences pour les agents, alors même que les effectifs de la cité scolaire sont en hausse par rapport à l’année dernière », a déclaré Sandra Pereira-Ostanel, secrétaire générale de la CGT au sein de la collectivité départementale.
Cette grève fait suite à l’annonce de la suppression de deux postes, alors que deux autres agents manquent déjà à l’appel pour cette rentrée. Les grévistes dénoncent « le mépris du Département et de l’Éducation nationale », affirmant qu’ils ont été informés qu’ils pouvaient « s’estimer heureux » de ne perdre que deux postes au lieu de quatre.
Les agents, au service de près de 800 élèves, ont préparé les repas ce jeudi, mais leur engagement est incertain pour les jours suivants. « On verra ça au jour le jour. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut que ça impacte un peu la vie de l’établissement pour qu’enfin on soit entendu », ont commenté les aides cantinières.
Contexte Factuel
Les agents d’entretien décrivent un emploi du temps de plus en plus éreintant, travaillant en deux services de 6 heures à 20 heures. Ils soulignent également que les locaux vieillissants rendent leur travail encore plus difficile. La CGT du CD 64 note une augmentation des emplois non pourvus, exacerbée par des arrêts de travail fréquents. « Il faut voir les dégâts ! On dépasse même les moyennes nationales, c’est bien qu’il y a un problème », a déclaré un représentant syndical.
Données ou Statistiques
Selon l’INSEE, le taux de chômage dans le secteur des services a atteint 7,2% en 2023, un chiffre qui souligne les difficultés rencontrées par les travailleurs dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la stabilité de l’emploi.
Conséquence Directe
La CGT appelle le Département à prendre conscience de la situation, avertissant que si les conditions de travail ne s’améliorent pas, cela pourrait avoir des conséquences graves sur le moral et la santé des agents.
Source : Sud Ouest

