On fait courir des risques aux enfants fragiles
Depuis le 11 juin dernier, les infirmières de bloc opératoire (Ibode) de l’hôpital Necker-Enfants malades, situé dans le 15e arrondissement de Paris, sont en grève. Soutenues par la CGT et FO, elles dénoncent un mépris de la direction face à une situation alarmante. Cet établissement, reconnu pour son excellence en matière de soins pédiatriques, fait face à un manque de personnel qui compromet la qualité des soins chirurgicaux.
Julie, une infirmière de bloc engagée dans la mobilisation, souligne que l’équipe est composée de 31 infirmières pour 51 postes à pourvoir. Pour pallier cette carence, la direction recourt à des intérimaires, certains d’entre eux n’étant même pas formés pour travailler en bloc opératoire. « Nous essayons de les positionner sur des chirurgies maxillaires ou ORL moins complexes, mais comme nous réalisons parfois des premières mondiales, c’est compliqué », explique-t-elle.
Les conséquences de cette situation préoccupante se font déjà sentir. Récemment, un incident a été signalé où un enfant a été anesthésié sans que la vérification du matériel ait été effectuée, mettant en lumière les risques encourus par les jeunes patients.
Cette grève met en exergue une crise plus large dans le secteur de la santé, où le manque de personnel et de ressources met en péril la sécurité des soins. Les infirmières de l’hôpital Necker continuent d’appeler à une prise de conscience de la part des autorités sanitaires pour préserver la santé des enfants fragiles.
Source : L’Humanité
