Gratuité scolaire pour les filles au Bénin : mise en œuvre dans le secondaire.

Au Bénin, la gratuité pour les filles dans le secondaire

Au Bénin, la gratuité de l’éducation pour les filles au secondaire : une avancée significative

Ce lundi 14 septembre, les établissements scolaires du Bénin ont rouvert leurs portes, marquant un tournant historique avec l’instauration de la gratuité de la scolarité pour toutes les filles, de la 6e à la terminale, dans les établissements publics et techniques. Cette me est perçue comme un soulagement pour de nombreuses familles, notamment pour des jeunes filles comme Nora Azibligbo et Esther Mondé, qui risquaient d’abandonner leurs études.

Nora Azibligbo a exprimé sa joie, déclarant : « Ça m’a rendu heureuse parce que ça enlève une charge pour mes parents. » De son côté, Esther Mondé a ajouté : « Après le CEP, beaucoup de filles vont faire de petites formations. Mais grâce à la décision du gouvernement, nous pouvons continuer et avoir de grands diplômes. »

Une aubaine pour les plus défavorisées

L’impact de cette initiative est immédiat. Des élèves ayant quitté le système éducatif réintègrent les classes, offrant une opportunité précieuse aux plus vulnérables, comme Déesse Yémélé Tchoupou, fille de réfugiée. Elle a commenté : « Les étrangers paient des cent et des mille, mais comme je suis réfugiée, je n’ai pas payé, donc ça me ras parce que je peux continuer mes études sans me soucier de comment je vais faire pour payer ma scolarité. »

Une statistique révélatrice : en 2018, seulement 14 % des jeunes filles parvenaient à terminer leur second cycle du secondaire, ce qui souligne l’importance de cette nouvelle me.

Sur le terrain, les enseignants saluent cette initiative, estimant qu’elle contribuera à réduire le décrochage scolaire et à améliorer les performances académiques des filles. Ibrahim Aboubakari, un enseignant, a déclaré : « L’année passée, dans ma classe de terminale, il y avait assez de filles, mais on a commencé à les renvoyer à cause des frais de scolarité. Ça a agi sur le résultat. Donc cette année, on ne va plus connaître ça. »

Les uniformes et le transport restent à la charge des parents

La mise en œuvre de cette décision a déjà suscité un fort engouement lors des inscriptions, comme l’a noté Saturnin Koffi Gbaguidi, directeur du CEG Houéyiho : « C’est une décision salutaire. Que ce soit au premier cycle ou au second cycle, elles s’inscrivent gratuitement, sauf quelques frais annexes. » Cependant, un défi demeure : bien que la scolarité soit gratuite, les parents doivent encore assumer les coûts des fournitures, des uniformes et des transports.

Cette avancée représente un pas important vers l’égalité des chances pour les filles au Bénin.

Source : DW

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