La commune de Grabels maintenue dans le réseau d’alerte de l’État pour ses finances
Élu maire de Grabels en mars dernier, Pascal Heymes a annoncé que les finances communales resteront dans le réseau d’alerte de l’État pour au moins trois exercices budgétaires à venir. Son prédécesseur, René Revol, a réagi en qualifiant cette communication de « stratégique ».
Samedi dernier, à l’initiative du député LFI Sylvain Carrière, René Revol a été nommé maire honoraire, bien qu’il ne siège plus au conseil municipal. Pascal Heymes a souligné que la gestion de son prédécesseur est à l’origine de la situation actuelle, indiquant que la commune est sous le suivi particulier des services de l’État en raison de critères financiers jugés préoccupants.
Lors d’une réunion à la préfecture, Heymes a déclaré : « Tous les indicateurs sont dans le rouge. » Il a d’ores et déjà augmenté les taux d’imposition de 10 % et a pris des mes telles que la non-remplacement de cinq agents municipaux et la réduction des rémunérations des élus. Il a précisé que ces actions ne peuvent pas être renouvelées indéfiniment, ajoutant que certaines dépenses exceptionnelles héritées de son prédécesseur ne seront évacuées qu’en 2029.
René Revol a réagi en affirmant que le travail avec l’État sur les finances est normal et qu’il a lui-même bénéficié de l’aide de la préfecture dans le passé pour divers projets. Il a critiqué la stratégie de communication de son successeur, la qualifiant de tentative de justifier une politique d’austérité.
Pascal Heymes a également évoqué des remboursements importants, notamment une subvention de 670 000 € de l’Agence française de développement, liée à un projet d’eau potable à Abalak, au Niger, ainsi qu’une facture de 380 000 € pour le chantier de l’école Soulages, qui a entraîné des pénalités supplémentaires.
Enfin, un contentieux avec le centre de formation des élus locaux a été résolu, Grabels devant 60 000 €, avec un paiement prévu en 2027.
Cette situation soulève des questions sur la gestion financière de la commune et sur l’impact des décisions prises par les élus précédents.
Source : Midi Libre

