GPA : Les politiques à contre-courant de l’opinion publique ?
C’est une décision très attendue qui précisera jusqu’où peut aller la reconnaissance de la filiation d’un enfant né d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger, alors que le recours à une mère porteuse est interdit en France. Vendredi 3 juillet, la Cour de cassation rendra un arrêt qui pourrait marquer un tournant et raviver le débat lancé par Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle. L’ancien Premier ministre a annoncé vouloir ouvrir une réflexion sur la légalisation d’une « GPA éthique », c’est-à-dire sans transaction commerciale, pour « briser un tabou ». Il déclare : « La réalité de ces familles existe, qu’on le veuille ou non » et « nous devons en débattre », dans son livre En Homme libre (L’Observatoire).
Selon un sondage de 2024, 71 % des interrogés se prononcent en faveur de la légalisation de la GPA, reflétant ainsi un changement d’opinion significatif au sein de la population française. Ce chiffre souligne les tensions entre les positions politiques actuelles et les attentes de l’opinion publique.
La question de la GPA en France est complexe et suscite des débats passionnés. La législation actuelle interdit cette pratique, mais de nombreux couples, notamment des couples de même sexe et des couples infertiles, se tournent vers des solutions à l’étranger. Le débat autour de la légalisation de la GPA éthique pourrait donc avoir des implications profondes sur la reconnaissance des droits des familles concernées.
Source : La Croix
