Comment Goebbels a inventé le relais de la flamme olympique aux JO de 1936 pour servir la propagande nazie
En 1936, lors des Jeux Olympiques de Berlin, le relais de la flamme olympique a été introduit pour la première fois, une initiative orchestrée par Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du régime nazi. Ce relais a été conçu non seulement comme un symbole de paix et d’unité, mais aussi comme un puissant outil de propagande pour mettre en avant l’idéologie nazie.
À son arrivée au pouvoir en 1933, Adolf Hitler exprime un désintérêt pour les JO, jugés trop aristocratiques et pacifistes. Cependant, les dirigeants du Comité d’organisation allemand, sous l’influence de Goebbels, choisissent de transformer cet événement sportif en une vitrine de la puissance allemande. Le relais de la flamme, qui commence en Grèce et se termine au stade olympique de Berlin, est présenté comme un lien entre l’Antiquité et le régime nazi, glorifiant ainsi l’héritage aryens.
Le dernier relayeur de la flamme, Fritz Schilgen, bien que n’ayant jamais participé aux JO, incarne le stéréotype de l’« homme aryen » : grand, blond, musclé, et aux yeux bleus. Ce choix reflète la volonté du régime de promouvoir une image de force et de pureté raciale, en opposition à l’inclusivité des valeurs olympiques traditionnelles.
Cette initiative a eu des répercussions durables sur les Jeux Olympiques, transformant le relais de la flamme en une tradition qui perdure aujourd’hui, tout en soulignant comment le sport peut être instrumentalisé à des fins politiques.
Source : Focus – Nouvel Obs.


