« Giscard à la barre » : Une campagne qui impose un nouveau style en politique

Publié le 06/08/2026 à 17:30
Temps de lecture : 2 min

Cet été, Fabrice d’Almeida sonde les slogans des élections présidentielles sous la Ve République. De quoi se rafraîchir la mémoire avant l’élection de 2027. Aujourd’hui, retour en 1974, avec ce slogan autour de la campagne de Valéry Giscard d’Estaing : « Giscard à la barre ».

En 1974, la mort du président Georges Pompidou surprend la France et ouvre la voie à de nombreuses candidatures. Parmi les prétendants, Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’Économie et des Finances, se distingue par une approche novatrice. Il utilise les outils de communication modernes et les codes de la publicité pour marquer les esprits, avec l’aide du publicitaire Jacques Hintzy.

Giscard d’Estaing se présente d’abord sur une affiche aux côtés de sa fille, avec le slogan rassurant : « La paix et la sécurité ». Ce choix vise à apaiser les craintes du public après la récente disparition de Pompidou. En parallèle, il personnalise sa campagne en mettant en avant sa famille, avec un autre visuel le montrant souriant, accompagné du message : « Un vrai président ».

Il s’efforce de rompre avec le style traditionnel de la politique française, déclarant : « Je souhaite que ma campagne soit de l’allure la plus libre possible. » Son équipe choisit alors le slogan « Giscard à la barre », proposé par Anne d’Ornano, l’épouse d’un de ses soutiens. Ce slogan devient un chant de ralliement lors des meetings et est imprimé sur des tee-shirts.

La campagne de 1974 se distingue par son rythme et ses slogans audacieux. Lors de sa déclaration de candidature, Giscard d’Estaing affirme : « Je voudrais regarder la France au fond des yeux », une phrase qui résonne avec le public. Le 3 mai 1974, il participe au premier débat politique entre finalistes, où il lance à François Mitterrand : « Vous n’avez pas le monopole du cœur. »

Cette campagne marque une évolution dans le paysage politique français, où un nouveau style commence à s’imposer, même si des voix plus marxisantes émergent dans le discours public.

Source : Franceinfo

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