Girondins de Bordeaux : Le lendemain de l’exclusion des championnats nationaux
Au lendemain de la confirmation par la commission d’appel de la DNCG de l’exclusion des championnats nationaux, les joueurs des Girondins de Bordeaux ont, comme la veille, traversé la matinée avec un entraînement en ordre dispersé. Il était un peu plus de 10 heures et ils sortaient d’une réunion avec le directeur général, le vice-président Arnaud De Carli et le responsable du recrutement Karim Saada. Cette réunion a permis de faire le point sur les aspects financiers et juridiques, ainsi que d’être informé du nouvel épisode de la lutte pour la survie de la société Girondins, avec le retour de Sparta Capital.
Une option discutée à la DNCG
Le scénario dessiné mercredi après l’audition de Gérard Lopez, toujours propriétaire, et des dirigeants s’est confirmé ce jeudi. La voie ouverte durant l’échange avec la commission fédérale par l’actuel propriétaire, qui envisage la cession de la totalité de ses parts et les conditions d’un recours potentiellement victorieux au CNOSF, semble être un appel du pied au fonds d’investissement britannique. Après la mise en attente de l’acquisition de 64 % du club en juin, faute d’accord avec la Métropole sur le dossier du stade avant la première instance, Franck Tuil et ses associés reviennent dans la course pour une reprise totale.
Lors d’une réunion avec le tribunal de commerce, ce jeudi après-midi, ils ont affirmé être en me de mener à bien cette reprise. Le commissaire à l’exécution du plan et le juge-commissaire ont accepté cette idée, soucieux de tenter de sauver un plan de continuation validé le 24 juin 2025. L’intérêt des créanciers, dont le fonds d’investissement américain Fortress et Gérard Lopez, reste un point crucial. Ils souhaitent s’asr de la faisabilité du projet et de la capacité de Sparta à reprendre les garanties données l’année dernière sur les apports nécessaires pour tenir le plan, qui s’élèvent à 27 millions d’euros minimum dans le meilleur des scénarios sportifs, entre 2027 et 2036.
Stage annulé
L’enjeu reste le même : réunir entre 9 et 10 millions d’euros au moment d’un passage devant l’instance. Les clés n’ont pas varié : il s’agit de relancer les discussions avec la Métropole de Bordeaux. Le contentieux lancé par la collectivité pour activer la lettre de garantie sur les loyers du stade non payés, s’élevant à 19,7 millions d’euros, a également été abordé. Cette lettre a été signée en 2021 par JB La Dynamie, société mère des Girondins, et Jogo Bonito. Sparta craint qu’en cas de succès du recours, la justice luxembourgeoise cède le club à la Métropole, faute de solvabilité.
Les différences notables incluent la possibilité pour Sparta de relancer ses investisseurs, plus enclins à investir dans des actions plutôt que dans un prêt. Gérard Lopez n’apparaîtra plus dans la gouvernance. De plus, deux des conditions initialement demandées à la Métropole ont fait l’objet d’un accord : une baisse du loyer à 500 000 euros au lieu d’un million d’euros annuels lors des deux dernières saisons, et une option d’achat sur le stade à un prix à affiner en fonction de l’estimation des Domaines durant 5 ans, soumis aux résultats sportifs.
Source : DNCG, Girondins de Bordeaux.
