Gironde : Ouverture d’une enquête suite à sept plaintes pour violences sexuelles dans une école maternelle
Sept plaintes pour violences sexuelles sur mineurs ont été déposées à l’encontre d’un agent d’une école maternelle de Bordeaux et d’un animateur périscolaire. Le parquet a annoncé ce mercredi l’ouverture d’une enquête. Les investigations se concentrent sur deux hommes, âgés de 37 et 47 ans, actuellement suspendus de leurs fonctions, a précisé le parquet, confirmant des informations relayées par la radio Ici Gironde.
Les enquêteurs de l’Office des mineurs, chargés de cette enquête préliminaire pour agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité, ont reçu les plaintes de plusieurs parents d’élèves. Les deux suspects ont été entendus mardi, suite à des perquisitions effectuées à leur domicile. Leurs gardes à vue ont été levées pour permettre à l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) d’explorer le matériel informatique saisi.
Selon une représentante de parents d’élèves, le premier signalement remonterait à octobre 2025. Elle évoque plusieurs signalements d’agressions sexuelles, dont un viol, précisant que les suspects ciblaient des enfants ayant des difficultés à s’exprimer. Une petite fille aurait mentionné des gestes inappropriés de l’Atsem durant la sieste, ainsi qu’une bles au bas du dos, corroborée par un certificat médical attestant la perte de son hymen.
La mairie de Bordeaux, employant l’Atsem et ayant un agrément avec l’association de l’animateur, a signalé les faits au parquet entre fin mars et début avril pour le premier, et le 19 juin pour le second. Des mes immédiates ont été prises pour retirer les personnes impliquées, et une cellule d’écoute a été mise en place pour les parents d’élèves.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de préoccupations concernant les violences dans le périscolaire, notamment à Paris, où 132 animateurs ont été suspendus depuis le début de l’année, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Une mission d’information du Sénat a été lancée récemment, tandis que l’Assemblée nationale prévoit d’examiner un projet de loi sur la protection des enfants à partir du 15 juillet.
(Source : DNA)
