Gimbert Surgelés sous procédure de sauvegarde pour relancer son activité commerciale
Le spécialiste gersois des produits de la mer surgelés, Gimbert Surgelés, a été placé sous procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce d’Auch le 6 juillet. Cette décision vise à sécuriser son financement tout en préparant un développement commercial stratégique.
Depuis plusieurs années, l’entreprise fait face à un marché en mutation, notamment en raison des restrictions sur les promotions imposées par les lois EGalim. Bernard Gimbert, le fondateur, a souligné que 70 % de leur chiffre d’affaires provenait des ventes promotionnelles. Avec l’abandon de ce modèle, l’entreprise a dû adapter sa stratégie pour maintenir son intérêt auprès des grandes surfaces.
Dès 2021, Gimbert Surgelés a amorcé un virage vers la transformation de produits à plus forte valeur ajoutée. Bernard Gimbert a expliqué que la procédure de sauvegarde est nécessaire pour aligner le modèle industriel avec les débouchés commerciaux, reconnaissant qu’il leur manque entre douze et vingt-quatre mois pour concrétiser leurs projets.
Le président du tribunal de commerce d’Auch, Alain Soler, a soutenu cette démarche, considérant qu’elle permet d’étaler les créances sans impacter l’activité économique de l’entreprise. Cette période de sauvegarde devrait également permettre à Gimbert Surgelés de réajuster son financement et de consolider sa trésorerie, tout en poursuivant la restructuration financière liée à ses investissements.
L’entreprise, qui a été fondée en 1983, emploie actuellement 69 salariés, dont 48 sur son site de production à Fleurance. Avec un chiffre d’affaires de 6,9 millions d’euros prévu pour 2025, Bernard Gimbert ambitionne une croissance de 30 % d’ici 2027 et un retour à l’équilibre financier la même année, affirmant que cette démarche est un acte de gestion responsable.
Source : La Dépêche
