Le Nouveau Roman « Midgar » de Noham Selcer : Un Voyage entre Fiction et Réalité
Le roman « Midgar » de Noham Selcer, publié par Gallimard, s’étend sur plus de six cents pages et explore les thèmes de la science-fiction, de la dystopie et du roman d’apprentissage. L’œuvre, qui succède à « Les Chaînes de Markov » (2024), met en scène trois enfants — deux frères et une sœur — qui découvrent ensemble l’univers de Final Fantasy et la cité fictive de Midgar. Au fur et à me qu’ils grandissent, leurs chemins divergent, mais l’ombre de leur enfance les suit.
Le récit prend un tournant lorsque les personnages sont projetés dans une réalité à Millau, une coïncidence de noms qui souligne un lien entre leur passé ludique et leur présent. Sura devient avocate et militante écologiste, Zellik embrasse une carrière lucrative dans un consortium pétrolier, tandis que Gaston se perd dans une réalité marquée par la schizophrénie et le jeu vidéo, croyant vivre dans Midgar.
Ce roman interroge les réponses individuelles face aux crises contemporaines, telles que le capitalisme et les dérèglements écologiques. Il met en lumière une société où la fiction et la réalité s’entrelacent, illustrant que la dystopie n’est pas seulement un écran, mais bien une réalité tangible.
La structure narrative souligne les choix de vie des personnages, chacun réagissant différemment aux défis de leur environnement. L’œuvre pose également des questions sur la perception de la folie, notamment à travers le personnage de Gaston, dont la réalité se confond avec le monde virtuel.
« Midgar » se présente ainsi comme un roman générationnel, abordant les souvenirs d’enfance et la persistance des univers fictifs dans la vie adulte. Ce long voyage à travers les thématiques modernes rappelle que les jeux d’enfance laissent une empreinte indélébile sur notre perception du monde.
Source : Gilles Pudlowski.



