Gianni Infantino en réunion au Maroc après des critiques sur un projet avorté
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, se réunit ce mercredi 5 août au Maroc avec de hauts responsables de l’instance, selon une source proche du dossier citée par l’AFP. Cette réunion se déroule au siège de la FIFA pour l’Afrique, situé dans le complexe Mohammed VI à Salé, près de Rabat.
Les raisons précises du choix du Maroc pour accueillir cette réunion restent floues. Le pays doit coorganiser la Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Infantino était également présent dans le royaume lors de la Fête du Trône la semaine dernière.
À la tête de la FIFA depuis dix ans, Infantino a été confronté à de vives critiques suite à un projet de création d’une société extérieure, la FIFA Forward Enterprise (FFE), destinée à gérer les activités commerciales de l’instance et les tournois. Ce projet, annoncé le 29 juillet, a été retiré dans la nuit de vendredi à samedi dernier, face à l’opposition de nombreux acteurs du football, y compris de l’UEFA.
Plusieurs cadres de la FIFA, tels qu’Arsène Wenger et Mattias Grafström, ont pris leurs distances avec Infantino, le secrétaire général ayant exprimé dans une lettre que les récents événements étaient « tristes et condamnables ». Carlos Cordeiro, conseiller principal d’Infantino, avait déjà démissionné, s’opposant fermement au projet.
La contestation interne à la FIFA s’ajoute aux pressions externes, notamment de l’UEFA et de la Concacaf, qui ont critiqué Infantino après l’abandon du projet FFE. La Concacaf a appelé à une « mise à plat complète » de la gouvernance d’Infantino, tandis que l’UEFA a exprimé avoir « perdu confiance » en lui et envisagé des actions en justice.
Infantino est actuellement le seul candidat déclaré pour sa réélection, prévue en mars 2027 à Rabat. Il doit obtenir le soutien d’une majorité des 211 fédérations membres pour un nouveau mandat de quatre ans. Certaines fédérations, dont celles de Finlande, du pays de Galles, de Serbie et de Suède, ont déjà retiré leur soutien.
Le prince Ali ben Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, a accusé Infantino de « chantage », affirmant que la FIFA avait refusé de les aider jusqu’à ce qu’il lui soit dit que son soutien à Infantino serait bénéfique pour sa fédération.
Luis Figo, ancienne légende du football portugais et conseiller auprès de l’UEFA, a déclaré que « Infantino doit partir », le qualifiant de « vestige du passé » dans une tribune du Daily Mail.
Source : AFP

