Ghost Killer : Un film d’action au potentiel gâché
Le film Ghost Killer, réalisé par Kensuke Sonomura, a été présenté pour la première fois en France lors de l’Etrange Festival en 2024. Sonomura, connu pour son travail sur des productions telles que Godzilla Final Wars (2004) et la trilogie Baby Assassins, signe ici sa troisième réalisation. L’intrigue suit une jeune femme hantée par le fantôme d’un tueur, capable de prendre le contrôle de son corps pour mener des combats intenses.
Dès le début, le film se distingue par une scène d’action dynamique, fidèle au style de Sonomura, qui privilégie les échanges rapides et fluides. Cependant, malgré cette introduction prometteuse, le reste du film ne parvient pas à maintenir l’enthousiasme. Bien que l’histoire soit cohérente et les personnages bien développés, la réalisation manque d’inspiration, ce qui nuit à l’exploitation du concept original.
L’intérêt principal du film réside dans les scènes de combat où le tueur prend possession de la protagoniste. Cependant, les choix de mise en scène et de montage compromettent l’impact visuel de ces moments. La lisibilité des séquences d’action est souvent privilégiée au détriment de la créativité, ce qui rappelle la tendance à la « John Wickisation » du cinéma d’action, où la fluidité des mouvements prime sur l’originalité de la présentation.
En somme, Ghost Killer propose un divertissement agréable, mais le potentiel du concept et le talent de l’équipe créative laissent un sentiment de frustration quant à ce qui aurait pu être réalisé.
Source : Cinématraque
