Ghost in the Cell : Un slasher surnaturel au cœur de l’Etrange Festival
Le film Ghost in the Cell, réalisé par Joko Anwar, s’inscrit dans la tradition du cinéma de genre, marquée par une approche audacieuse et peu subtile. Le réalisateur indonésien, connu pour ses œuvres acclamées lors de l’Etrange Festival, livre ici une œuvre riche en effets visuels et en rebondissements narratifs.
L’intrigue suit un journaliste d’investigation qui, après avoir dénoncé des pratiques d’exploitation sur un chantier de déforestation, se retrouve emprisonné, faussement accusé du meurtre de son employeur. Au fil du récit, il devient clair que ce dernier a introduit un fantôme en provenance du chantier, qui commence à éliminer les malfaiteurs qui l’entourent.
Le cadre principal de l’histoire se déroule dans une prison, où le journaliste, accompagné du fantôme, provoque un véritable carnage. Ce film se présente comme un slasher surnaturel, où les meurtres sont à la fois artistiques et grotesques, transformant chaque scène en une sorte d’installation artistique qui critique les défauts des victimes.
Ghost in the Cell se distingue également par son ton comique, intégrant des éléments de comédie horrifique qui ne dévalorisent pas les scènes d’horreur. La mise en scène est maîtrisée, notamment dans la gestion des foules, créant un rythme qui équilibre efficacement humour et frisson.
Sur le plan narratif, le film parvient à gérer une multitude de personnages, en plaçant le protagoniste au sein d’un collectif, ce qui renforce une thématique d’altruisme face à l’individualisme. Ce choix scénaristique donne au film une dimension sociale inattendue pour un slasher.
Ghost in the Cell, réalisé par Joko Anwar, est actuellement diffusé à l’Etrange Festival.
Source : Cinématraque

