Gel des pensions : les retraités les plus aisés bientôt désindexés sur l’inflation ?
Pour faire face aux déficits, le ministre de l’Économie a évoqué la possibilité d’un gel partiel des pensions des retraités les plus aisés. Cette proposition suscite des réactions variées parmi les concernés.
Actuellement, la question se pose de savoir si les retraités ayant des revenus plus élevés verront leurs pensions gelées. Un ancien dentiste d’Antibes, par exemple, estime que cela pourrait être une me judicieuse. Selon lui, dans un contexte où des économies sont nécessaires pour redresser les finances publiques, « chacun doit porter une part de la charge ».
En termes concrets, avec une inflation de 2%, un retraité percevant une pension de 1 200 euros bénéficierait d’une augmentation de 24 euros par mois. En revanche, un retraité plus aisé avec une pension de 3 000 euros ne verrait pas son montant indexé sur l’inflation, ce qui représenterait une perte de 60 euros.
Pour le moment, le gouvernement n’a pas fixé de seuils ou de taux précis. La majorité des parlementaires propose une approche progressive : ceux avec des pensions plus élevées pourraient connaître une sous-indexation, tandis que les retraités les plus riches seraient totalement désindexés. Daniel Labaronne, député EPR et vice-président de la Commission des finances, a précisé que pour une inflation de 2%, ces pensions ne seraient pas augmentées.
Cette me pourrait également affecter les retraités aux pensions moyennes. Une ancienne fonctionnaire a exprimé son indignation face à cette proposition, la qualifiant de « scandaleuse ». Elle souligne que la situation devient insoutenable pour de nombreux retraités et salariés.
Les économies potentielles de cette me pourraient varier entre 2 et 6 milliards d’euros, selon les seuils adoptés. Aucune décision définitive n’a encore été prise, les arbitrages officiels étant prévus pour la rentrée.
Source : franceinfo



